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 Indochine, Les évadés de DBP

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Paracolo
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Paracolo

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Date d'inscription : 08/03/2009

MessageSujet: Indochine, Les évadés de DBP   Dim 13 Jan 2019 - 8:54

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Sujet de RPIMa6


Je voulais vous faire partager ces quelques souvenirs d'une rencontre très émouvante, fin Juin dernier, avec l'un des derniers survivants des évadés de Dien Bien Phu.

Une leçon de vie…
Par Antoine Carenjot

Il est des hommes qui font du mot « courage » autre chose qu’un simple mot et qui donnent à la figure du soldat son âme : le commandant Rilhac est de ses hommes là. Il est également des rencontres formatrices, des témoignages qui vous grandissent et vous apprennent des valeurs essentielles, ou bien le sens même de cette valeur que nous n’avions que partiellement comprise auparavant.

C’est ce genre de rencontre que nous avons eu ce matin du jeudi 30 Juin 2011 à Vannes. Ce jour là, dans le cadre d’interviews visant à réunir les souvenirs des anciens compagnons d’armes du général Marcel Bigeard, nous rencontrions le commandant Maurice Rilhac, ancien sergent chef du 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux à Dien Bien Phu.

Durant deux heures face à la caméra, il nous racontait des bribes de ses combats d’Extrême Orient, au 3ème Bataillon Thai puis au 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux et de son action sous les ordres du chef de bataillon Bigeard dit Bruno. Mais un point important formait le parcours du commandant, il était l’un des seuls survivants des déjà rares évadés de Dien Bien Phu.

Durant 46 jours et 46 nuits, après avoir déjà survécus à la pire bataille de la guerre d’Indochine, ils furent quatre, quatre parachutistes en guerre qui avaient refusés de rester prisonniers du système des camps de la mort vietminh et qui coururent une marche effrénée vers la liberté. Ils s’appelaient Maurice Rilhac, René Sentenac, Jacques Sautereau et Michel Skrodzki. Ils étaient tous les quatre sergents chefs au bataillon Bigeard, pour la plupart d’entre eux à leur deuxième ou troisième séjour.

Ils s’étaient battus comme des lions, avec la force du désespoir depuis le 16 Mars, deux jours après le début de l’offensive des troupes de Giap sur le camp retranché de Dien Bien Phu, où ils avaient sautés dans l’enfer, descendant au bout de leur suspentes vers une terre de feu, au milieu des balles traçantes de la DCA viet.

Après une cinquantaine de jours de souffrance, le 7 Mai 1954, à 17h30, le combat était maintenu autour du réduit central du camp retranché et du PC GONO. Un combat en trou à trou, une résistance quasi individuelle, quand vint le cessez le feu.

Il n’y eu a pas de drapeau blanc, comme l’avait demandé le lieutenant colonel Bigeard dans son ordre écrit au lieutenant Allaire. Ils avaient tous suivis parfaitement sans le savoir au cours de ces journées terribles la maxime de Saint-Ignace de Loyola :
« Se vaincre soit même et ordonner sa vie sans aucun attachement qui soit désordonné ».

Ils avaient été grands ces hommes de Dien Bien Phu, et même si pour eux, ce 7 Mai sonnait comme une défaite, ils resteraient dans l’histoire comme les vainqueurs de l’effort, de la peur, dignes représentants des valeurs de sacrifice et d’audace. Même les morts, jusqu’au bout de l’honneur comme le sous lieutenant Roland Corbineau, tué ce jour là à 26ans seulement…

Chevaliers paras aux frontières de l’empire, gardiens et défenseurs luttant contre l’expansion du fléau communiste en Asie du Sud-Est, ils étaient devenus par leur lutte héroïque les dignes successeurs de leurs pères marsouins de Bazeilles et légionnaires de Camerone.
L’honneur, ils l’avaient portés jusqu’au ...



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