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 Commandos et forces spéciales en Indochine

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Paracolo
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Paracolo

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Date d'inscription : 08/03/2009

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MessageSujet: Commandos et forces spéciales en Indochine   Commandos et forces spéciales en Indochine Icon_minitimeSam 13 Nov 2010 - 7:29

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Commandos et forces spéciales en Indochine


Aujourd’hui tout le monde se veut commando, cette « dévaluation sémantique » c’est faite au cours des années, et maintenant on voit des « commandos d’agriculteurs » saccager un Mac Do....

Il est vrai que compte tenu de leur niveau, nos présentateurs doivent ignorer l’existence du mot groupe.

Pour nous français, hormis un petit nombre de « français libres » l’histoire des commandos se développe surtout avec la guerre d’Indochine.

Parlons donc des Commandos et forces spéciales en Indochine.

Un petit rappel historique tout d’abord :

D'après une opinion commune, il est admis que le vocable « commando » est d'origine portugaise.

Mais il apparaît, en particulier pendant la Première Guerre mondiale, pour désigner des unités irrégulières constituées par les Allemands, encore eux, afin de combattre les Anglais en Afrique Orientale.
Ces troupes, sont constituées de volontaires autochtones formés et encadrés par quelques Européens, malgré la faiblesse de leurs moyens, grâce à leur connaissance du terrain et des populations, l'utilisation intelligente du renseignement et de l'action psychologique, grâce également à leur détermination et l'originalité de leurs interventions ont donné beaucoup de fil à retordre à un adversaire plus nombreux et plus puissant, d'autant que ce dernier, fort de ses unités régulières, était souvent prisonnier de doctrines militaires figées donc inadaptées.

En fait, depuis la nuit des temps, la Bible en fait foi, la Légende et l'Histoire ne manquent pas d'exploits accomplis par des hommes audacieux, souvent peu nombreux, dont l'imagination et le courage physique ont fait basculer des situations qui paraissaient, militairement ou diplomatiquement insolubles.

On peut retenir dans une liste d'exploits, loin d'être exhaustive: l'aventure du Cheval de Troie, la révolte des Maccabées, l'incursion des Barbares sur le Capitole, la tentative des Cathares de Minerve pour détruire les engins de siège des Français, les raids des Vikings, les expéditions des pirates et des boucaniers aux Antilles et en Amérique du Sud, les débarquements des Barbaresques sur les côtes de la Méditerranée ...

Sont-ce pour autant des commandos ? Je ne me hasarderais pas à le dire.

La Première Guerre mondiale, s'est caractérisée par l'enlisement des armées sur des positions quasiment statiques.
L'emploi de « groupes francs », de « corps francs » a permis à quelques combattants audacieux de réaliser des exploits remarquables qu'on peut éventuellement inclure dans l'histoire des Commandos.
Mais, faute d'imagination de la part d'un Commandement singulièrement routinier, ces opérations n'ont jamais eu qu'un caractère limité, presque accidentel.
D'ailleurs, leurs exécutants, hormis un courage physique exceptionnel et un sens du combat indéniable, ne bénéficiaient d'aucun moyen spécial d'exécution, ni d'une formation technique particulière.

Les Allemands qui eux, surent faire appel au capitaine Van Hippel, ancien des Commandos de Tanzanie, s'intéressent très tôt aux diverses formes non conventionnelles du conflit à venir.

Hitler dit à ses généraux, dès son arrivée au pouvoir: « Au lieu de lire Clausewitz, vous feriez mieux d'avoir des idées! »

Les Allemands, décidément, vont ainsi ouvrir une ère nouvelle dans l'art de la guerre en mettant sur pied des « troupes spéciales» comme la Compagnie 800 qui deviendra Régiment puis Division Brandenbourg, des « troupes d'élite » comme les parachutistes ou les équipages de planeurs.
Ils vont ouvrir ou plutôt ré-ouvrir la voie à de nouvelles formes de combat qui mêleront la surprise et l'audace. Leurs succès seront fulgurants.

La leçon, pour les Anglais ne sera pas perdue, Winston Churchill, ancien officier de cavalerie, alors correspondant de guerre pour le Daily Telegraph, est capturé par les Boers, après le déraillement de son train, il s’évadera mais n’oubliera pas la leçon, y sera pour quelque chose

Malgré leur pauvreté, les Français leur emboîteront le pas avec la formation en Angleterre des parachutistes SAS, du Bataillon de fusiliers marins commandos, en Afrique du Nord du Bataillon de Choc, des Commandos d'Afrique, des Commandos de France.
Leur étroite dépendance des états-majors et de la logistique alliés ne leur permettra pas toujours de faire la preuve de leurs réelles capacités dans ce domaine.

Le terme « Commando» chez les Britanniques au cours de la Seconde Guerre mondiale, désigne des unités particulières, spécialement entraînées, spécialisées, appartenant à la Marine ou à l'Armée de terre.

Elles sont destinées à opérer contre l'ennemi par des actions localisées, souples ou brutales, toujours audacieuses, menées le plus souvent hors de l'appui potentiel des moyens militaires classiques
A partir de 1941, les troupes spéciales, type SAS ou Commando, présenteront dans leur recrutement, leur composition, leur formation, leur emploi, de nombreuses analogies.

En fonction de la mission, ces unités disposeront d'un effectif variable, de quelques hommes à une centaine et même davantage.
Les participants auront tous subi un entraînement particulier mené rudement en vue d'une sélection physique et morale.
La mission soigneusement définie aura été minutieusement préparée à tous les échelons.
Il s'agira la plupart du temps d'une action limitée dans le temps, brutale, qu'elle soit conduite en force ou par surprise.
Le repli peut être aléatoire, les mises en place respectant le souci permanent de la discrétion

Commandos et forces spéciales en Indochine Hitler10
Hitler reçoit les vainqueurs du fort d’Eben-Emael

On notera, dans le temps une évolution dans les méthodes opérationnelles, elle est due aux expériences antérieures (y compris celles de l'adversaire) et surtout aux progrès des moyens techniques de toutes sortes. Mais une caractéristique essentielle reste constante chez les exécutants, à tous les niveaux, c'est ce qu'on peut appeler « l'esprit Choc », l'esprit « Commando ».

En effet, chez tous ces hommes, on retrouve le goût du risque et du dépassement de soi, un complexe de supériorité, exacerbé par l'entraînement, un sens instinctif du combat.
On peut aussi ajouter pour bon nombre d'entre eux la volonté du succès quelqu’en soit le prix, l'idée acceptée du sacrifice pour la grandeur d'une cause.

A partir de 1939, les exemples d'emploi des Forces Spéciales et des Commandos des divers belligérants sont multiples et leurs résultats, sont souvent spectaculaires :

- Prise du plus puissant fort d’Europe Eben-Emael, par une petite unité de parachutistes allemands, le 10 mai 1940. En moins de 15 minutes ils prirent le contrôle de l’artillerie du fort, permettant ainsi la traversée du canal Albert et le début de l’invasion.
- Le raid sur Bruneval en février 42, par les britanniques, qui permettra, par les renseignements qu’il aura fournis au prix d'un tué, sept blessé, sept disparus, aux hommes de science de concevoir les « windows», ces chapelets de rubans métalliques qui, largués du ciel, brouilleront les écrans de radars ennemis,
- L’opération Frankton en décembre 42, où 10 commandos anglais des Royal Marines remontent en kayak l’estuaire de la Gironde et font sauter quatre gros navires allemands.
- Au Gran Sasso, se déroule en septembre 43 l’opération « Eiche » qui verra la libération de Mussolini par des paras et des Waffen SS allemands, après un poser d’assaut
- L'attaque de l'aérodrome d'Héraklion en Crête en juin 1942, par le commandant Bergé et son groupe de quatre hommes En parvenant à détruire 20 avions. Il contribue fortement à permettre le passage d'un convoi chargé de ravitailler Malte, épine planté fortement dans le pied de l’Afrika Korps...

Parmi tant d’autres.

Commandos et forces spéciales en Indochine Ringwa10
Stick de paras SAS français à Ringway en 1941

Mais, rapidement, hélas, le terme « commando », passé dans le langage commun, va être aussi bien utilisé dans le sens d'action non conventionnelle menée par surprise que pour désigner la troupe chargée de l'exécution.

C'est que les résultats obtenus, les qualités particulières des hommes responsables de la réalisation de ce type d'engagement jugé souvent irréalisable, en tous cas hors des normes, ont rendu le vocable « commando » populaire, d'abord chez les militaires, puis chez les civils.
On peut considérer aujourd'hui que, quelque peu dévalué, ce mot n'a plus guère de relation avec son sens initial.

De nos jours, il est courant d'entendre ou de lire dans les médias le mot « commando» utilisé à tout propos, pour n'importe quel évènement plus ou moins insolite mettant en œuvre quelques individus agissant par surprise dans un but sortant de l'ordinaire.

Cette dévaluation du vocabulaire était déjà sensible à l'époque de la Résistance où l'on a vu la naissance spontanée et imitative de bataillons de choc, de commandos, de corps francs ... Ces unités, à part leur appellation, n'avaient guère que l'ambition, rarement justifiée, de ressembler par leurs exploits et leur composition aux formations d'origine.

Si cette multiplication a contribué à populariser un vocabulaire ambitieux, les actions menées ont rarement eu un rapport avec les définitions initiales.
Cet héritage sémantique va se poursuivre et augmenter à propos de la guerre d'Indochine.

En Indochine nous y voilà...


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