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 Algérie, La bataille d’Alger

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Paracolo
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Nombre de messages : 17995
Date d'inscription : 08/03/2009

MessageSujet: Algérie, La bataille d’Alger   Sam 13 Nov 2010 - 6:52

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Une fois n’est pas coutume….

En effet, cette fois ci, je ne vais pas vous accabler de ma prose ….

Ayant, dans une de mes plongées sub-livresques,  redécouvert un petit livre édité avec l’aide du régiment, par les éditions Baconnier (celles d’Aucune bête au monde ou de Contre guérilla) en avril 57…


Bilan au 3

J’ai trouvé le texte empreint d’un certain humour, mais aussi d’une redoutable honnêteté….

Aussi ais-je décidé de vous le transcrire, dans son intégralité, espérant qu’il n’ennuiera pas trop les uns et sera un document pour les autres….



La bataille d’Alger
Texte de Jacques Le Prévost

AVANT-PROPOS

Au moment où ce livre est publié, la « bataille d'Alger» n'est pas terminée. Elle se poursuit, non seulement en Algérie, mais surtout sur les bords de la Seine. La bataille d'Alger, c'est aussi la ba­taille de l'Algérie, et dans ce combat dont l'issue fatale pourrait amener nos fils à déchirer quel­ques pages - et non des moindres - de l'Histoire de France, des politiciens, des intellectuels incons­cients, des idéalistes quelquefois sincères, mais trop souvent maladroits ont pris la relève des fellagha essoufflés, des terroristes mis sous le bois­seau, de ceux qui sont ensevelis dans la tombe qu'ils ont creusée eux-mêmes, mais pour d'autres locataires.

Les Français sont enclins à s'endormir sur des lauriers que d'autres piétinent sans vergogne; ils ne se réveillent qu'au tumulte des batailles. Et les réveils sont lourds. Nous le voyons en Algérie, comme nous l'avons éprouvé en 1940. Que le des­tin de la France soit de se réveiller dans le bain de son propre sang, nous n'y pouvons rien.

Rien qu'apporter une pierre de plus à la mai­son de Cassandre. Rien qu'apporter à la barre, dans cet éternel procès où la France est périodi­quement accusée, le témoignage des réalités.

Nous avons vécu en Afrique du Nord, nous vivons et nous vivrons encore des heures tragiques, des heures passionnées et passionnantes. Nos ennemis ne sont pas seulement dans les dje­bels. Il est banal de le dire, et pourtant il faut le répéter à satiété.

Il faut aussi et surtout nous défendre. Ou alors, avoir le courage de dire que nous ne vou­lons laisser en héritage à nos enfants qu'une France amputée de tous ses membres et, nous la­vant les mains de tout ce qui peut advenir des générations futures, laisser à nos fils le soin de nous maudire pour n'avoir pas su préserver le capital matériel et moral de la nation.

Nous sommes dans l'arène, au moment dramatique de «l'alternative». C'est l'estocade ou le coup de corne.

C'est aussi «l'heure de vérité ».





I
CE QU'IL FALLAIT DEMONTRER

La grève insurrectionnelle décrétée par le F.L.N. devait commencer le 28 janvier et se terminer le 4 février. Elle devait coïncider avec l'examen de la «question algérienne» par la commission politique des Nations Unies.

Si nos ennemis ont choisi de porter principale­ment leur effort sur Alger, ce n'était pas seulement pour provoquer la paralysie du cerveau de l'Algérie, c'était pour que le désordre fût plus spectaculaire. C'est à Alger que le F.L.N. et l'Armée dite de Libé­ration nationale comptaient faire l'épreuve de leur force. Dans les autres villes, la grève n'eut, dans l'esprit de ses instigateurs, qu'une importance se­condaire. C'est à Alger que devait éclater l'insur­rection décisive. Et l'on fit précéder la grève de rumeurs significatives. «A Alger, disait-on de bou­che à oreille, les commandos de la mort, dont le nombre varie de 500 à 3 000 fidaïyoun, sont prêts à entrer en action pour relever le défi du général Massu. Ordre est donné à chaque terroriste de tuer au moins un Européen. »

Il était de bonne guerre, naturellement, d'ac­compagner cette rumeur de la proclamation du
« djihad», de la guerre sainte, et pour appuyer ces visions d'Apocalypse, on affirmait tranquillement que l'Armée de la Libération était aux portes de la capitale. On incitait les familles musulmanes à quit­ter Alger pour éviter les représailles possibles de l'armée française et les domestiques musulmanes avertissaient charitablement leurs employeurs que les enfants européens étaient menacés.

La démonstration de force avait plus de chan­ces de passer l'Océan en partant de la capitale. Les échos d'un· combat se perdent souvent dans le silence des djebels ...


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