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 Opération "Sentinelle"

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Lothy
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MessageSujet: Opération "Sentinelle"   Mer 6 Jan 2016 - 1:36

Rappel du premier message :

Le cadre juridique concernant l’emploi des militaires sur le territoire ne sera pas « bouleversé »




Voici bientôt un an que l’opération intérieure (OPINT) Sentinelle a été lancée en réponse aux attentats commis à Paris en janvier 2015, avec 10.000 soldats déployés sur le territoire national afin de surveiller les sites dits sensibles.

Depuis, des questions sur la finalité de cette OPINT restent toujours posées, surtout après les attaques du 13 novembre dernier à Paris et à Saint-Denis. Et les militaires eux-mêmes s’interrogent, comme l’a fait remarquer le député Yves Fromion lors de l’audition, à l’Assemblée nationale, de Louis Gautier, le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).

« Qu’ont fait les militaires le 13 novembre? Où étaient-ils? La police a mis assez longtemps à intervenir. Les militaires eux-mêmes s’étonnent de ne pas avoir été sollicités, du moins dans un premier temps (…) C’est longtemps après qu’on les a vus apparaître, lors de l’opération menée à Saint-Denis, pour faire de la sécurisation. Aujourd’hui, ils se demandent à quoi ils servent vraiment. Quel est leur rôle lors d’un attentat ? Où est la coordination ? Ils ont le sentiment que leurs capacités ne sont pas utilisées au mieux. Ils se disent qu’ils seraient plus utiles s’ils gardaient les frontières, qu’ils y accompliraient mieux leur mission qu’en restant à Paris, le plus souvent statiques », a ainsi affirmé le député, rejoignant ainsi les interrogations de plusieurs de ses collègues.

En octobre dernier, le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), avait estimé qu’il ne fallait pas faire jouer aux militaires de Sentinelle un rôle de « supplétif » en matière de sécurité et que « plutôt que de suppléer les forces de sécurité, les armées devaient apporter des savoir-faire complémentaires. »
Et cela, au motif, comme il l’avait expliqué quelques semaines plus tôt, qu’ »il y a un lien de plus en plus fort entre la défense de l’avant, ce que nous faisons en opérations extérieures, et la sécurité de l’arrière, c’est-à-dire la protection de nos concitoyens sur le théâtre national ». Seulement, il y un bémol à apporter : l’ennemi que les forces françaises affrontent au Sahel est traité comme un combattant tandis que le terroriste qui commet un attentat en France est considéré comme un criminel.
Cela étant, comme l’a rappelé Louis Gautier lors de son audition, recourir aux armées permet de « réagir aux situations d’urgence » et « aux circonstances exceptionnelles » car elles « constituent une ressource de forces, interviennent non en remplacement, mais en appui, en soutien, en parfaite complémentarité avec les forces de sécurité intérieure, notamment parce que leurs effectifs, leur organisation, leurs capacités, y compris du point de vue des équipements, procurent des ressources mobilisables dans l’urgence et parfaitement réactives ».

Qui plus est, a ajouté M. Gautier, « du point de vue de la gestion des ressources humaines, alors que le recrutement d’un policier ou d’un gendarme l’inscrit dans une carrière, celui d’un militaire du rang correspond à un contrat, qui pourra être renouvelé mais ne durera pas nécessairement ».

Pour résumer, l’idée est de pouvoir déployer des soldats pour sécuriser et protéger des secteurs définis pour qu’ils prennent le relai de la police et de la gendarmerie afin de « permettre à ces dernières de se réorienter vers leurs missions propres ». Et le tout, à un coût moindre que s’il fallait recruter davantage de gendarmes et de policiers.

Si ce n’est pas un rôle de supplétif, cela y ressemble car, en l’état actuel des choses, les militaires n’ont, par exemple, aucun pouvoir juridique de contrainte vis-à-vis des civils, c’est à dire qu’ils ne peuvent pas faire de contrôle d’identité ou de fouille en cas de doutes sur un individu. Pour cela, ils doivent être accompagnés par un agent ou un officier de police judiciaire.

Or, comme l’a indiqué M. Gautier, il n’est n’est nullement envisagé de modifier les règles juridiques concernant les militaires engagés sur le territoire national, si ce n’est à la marge.

« On a évoqué la possibilité d’instituer en agents ou officiers de police judiciaire (OPJ) les militaires, ou du moins certains officiers ou sous-officiers. Mais l’on a finalement estimé que si l’on définissait bien les missions, il n’était pas nécessaire de changer le droit. D’abord parce que des OPJ sont souvent présents sur le terrain au côté des militaires déployés. Ensuite parce qu’il existe toute une série d’actes – contrôle de foules, vérification d’identité – que l’on peut effectuer à droit constant, sans avoir besoin d’exciper d’un statut d’OPJ », a expliqué le SGDSN.

Aussi, au moment de l’Euro de football 2016, les « militaires ne pourront pas obliger un individu à prouver son identité, mais pourront refuser l’accès aux personnes qui refuseraient de le faire, ou les renvoyer vers un OPJ qui sera à proximité », a fait valoir M. Gautier.

Pour le député Charles de la Verpillière, il s’agit là d’une « erreur fondamentale ». « Nous sommes engagés dans des opérations très étendues dans l’espace et dans le temps ; il est donc exclu de faire accompagner chaque patrouille de militaires par des agents de police judiciaire, a fortiori par des OPJ. D’autant que la tendance est de substituer des méthodes dynamiques à l’utilisation statique de l’armée : comment embarquer des agents ou des officiers de police judiciaire dans des patrouilles aléatoires, le cas échéant à bord d’un véhicule? », a-t-il plaidé.

Source : Opex360
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Paracolo
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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Dim 9 Oct 2016 - 7:36

.

C'est ce que j'appelle les "Camps de concentration moraux"...

...En Socialie on n'enferme plus les hommes, mais on enferme la parole et la pensée...
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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Dim 9 Oct 2016 - 9:04

Bien dit !

Serions nous les derniers fossiles ?
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Paracolo
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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Dim 9 Oct 2016 - 9:49

.

Espérons que non... J'ai grand espoir dans mes petits enfants... Mais ils ne sont pas sur ce continent...

Attendons de voir la toute jeune génération

_________________
« La parole qui trop souvent n’est qu’un mot pour l’homme de haute politique, devient un fait terrible pour l’homme d’armes ; ce que l’un dit légèrement ou avec perfidie, l’autre l’écrit sur la poussière avec son sang » (Alfred de Vigny)
Le danger aujourd'hui, n'est plus le bruit des bottes...
...Mais le silence des babouches.
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Manta210

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 14 Oct 2016 - 3:39

Bonjour,


La carte de France de la radicalisation djihadiste
(Par Emmanuel Berretta)

En matière de radicalisation, l'Isère n'est pas le point le plus chaud selon le Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR).


Entre avril 2014 et mai 2015, 4 091 personnes ont été signalées comme étant en voie de radicalisation djihadiste en France. Telles sont les données recueillies par le Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR). Des chiffres à interpréter "avec prudence", précise le rapport de l'Assemblée nationale sur le suivi des filières djihadistes.

Des signalements venus des familles
Les signalements sont le fait, en général, des familles. À ce jour, 9 % des personnes signalées sont déjà parties, principalement en Syrie. On signale des départs par familles entières, et pas seulement des jeunes ou des adolescents à l'insu de leur famille. Plus de la moitié des personnes ayant rejoint Daesh étaient jusqu'ici inconnues des services, avec un afflux de jeunes issus de la classe moyenne et non de familles défavorisées, ainsi que l'a souligné le chercheur Farhad Khosrokhavar de l'Ehess lors de son audition devant la commission parlementaire.
Avec 67 signalements, l'Isère, où s'est produit l'attentat contre l'usine Air Products, est un département relativement important par rapport à la moyenne française. Il fait partie des six principales régions touchées par le phénomène : Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, Nord-Pas-de-Calais et Midi-Pyrénées. On trouve ainsi 160 signalements en Seine-Saint-Denis, 156 signalements en Seine-et-Marne comme dans le Rhône, 151 signalements dans les Alpes-Maritimes, 145 à Paris, 130 dans le Val-de-Marne, 128 dans les Yvelines, 125 dans le Val-d'Oise, 124 dans les Hauts-de-Seine, 114 dans le Nord...

Une majorité de jeunes filles parmi les mineurs
Sur les 4 091 signalements, un quart concerne les mineurs et 35 % des femmes. Chez les mineurs, la part des jeunes filles s'élève à 56 %. Les convertis à l'islam composeraient 41 % des personnes signalées. Toutefois, le rapport de l'Assemblée nationale suppose que ce dernier chiffre est biaisé. Les familles de culture arabo-musulmane utilisent moins le dispositif de signalement. "La proportion importante de signalements concernant des femmes peut, quant à elle, s’expliquer par une attention plus importante des familles à leur égard", prévient également le rapport.

Source:Le Point


Les chiffres secrets de la radicalisation islamique
(Stéphane Joahny)

Le fichier FSPRT des islamistes radicaux surveillés par la police contient environ 15.000 noms. Nos révélations.

Dans la guerre contre le terrorisme, les services de police et de renseignement français ciblent environ 15.000 individus susceptibles de constituer une menace. Alors que l'opinion et la plupart des responsables politiques se focalisent sur les fameuses fiches S, ces personnes sont recensées dans une base de données plus récente et infiniment moins connue : le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Créé en mars 2015 par un décret confidentiel, il énumère les islamistes radicaux français ou résidents sur notre territoire qui sont signalés et suivis.
Parmi ceux-ci, 4.000 constituent "le haut du spectre", dixit un responsable policier, c'est-à-dire les plus susceptibles de passer à l'action, et que les agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) suivent de très près, en tant qu'"objectifs opérationnels". Un nombre de suspects à peu près équivalent jugés moins dangereux sont surveillés par le Service central du renseignement territorial (SCRT). Le reste des personnes figurant au fichier incombe à la PJ, aux gendarmes et au renseignement parisien.

"Outil de gestion" des islamistes radicalisés
On estime, par ailleurs, à environ 500 le nombre d'individus en cours d'évaluation et à 2.500 celui des signalés qui ne nécessitent qu'une simple veille. Enfin, un tiers des personnes désignées, considérées comme les moins dangereuses, relèvent de la compétence des préfets et font l'objet d'un traitement parasocial, qui mobilise aussi bien l'Éducation nationale et les associations que l'administration pénitentiaire et les services sociaux.
Le fichier est mis à jour au fur et à mesure des vérifications et des investigations entreprises. Selon le préfet Olivier de Mazières, qui dirige l'état-major opérationnel de prévention du terrorisme, "le rythme des entrées est presque compensé par celui des sorties" – 1.200 noms ont été retirés depuis un an, précise-t-il. Le FSPRT a été largement utilisé dans le cadre de l'état d'urgence afin d'orienter les perquisitions administratives qui ont suivi les attentats. "Cela nous a permis de lever les doutes sur des personnes signalées en cours d'évaluation", confirme au JDD une source policière. Pour la première fois, le ministère de l'Intérieur entrouvre les portes sur les arcanes de ce fichier devenu le principal "outil de gestion" des islamistes radicalisés en France.

Alimenté et géré par les policiers de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), le FSPRT comprend des données personnelles (identité, localisation, antécédents judiciaires et/ou psychiatriques…) mais fait également apparaître les éventuelles connexions entre individus repérés, ainsi que leurs lieux de rendez-vous. Validé par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), il n'est accessible qu'à un nombre restreint de fonctionnaires habilités appartenant aux seules unités chargées de l'antiterrorisme (DGSI, Renseignement territorial…). À l'origine, il était fondé sur les bases de données opérationnelles des services de renseignement. Il s'est enrichi au fil des mois grâce aux remontées d'informations collectées sur le terrain via les états-majors de sécurité (EMS) mis en place dans chaque département. En outre, il est alimenté par l'exploitation des appels reçus par la plateforme de signalement du Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR).
Un ordinateur, un téléphone, deux mandarines, une paire de boules Quies, un grand cahier remplis de notes… Après trente ans de services à la PJ, Roland occupe un des cinq postes que compte ce service, installé dans un bureau du ministère de l'Intérieur et chargé de traiter les alertes téléphoniques relatives aux risques de radicalisation. En moyenne, le téléphone sonne plus de 60 fois par jour. Baromètre des peurs, le standard entre en surchauffe après chaque attentat, comme au lendemain du 13 novembre, lorsque plus de 650 appels ont été enregistrés.

Les mères préfèrent voir leur fils en prison plutôt qu'en Syrie
Ce matin d'octobre, c'est avec une mère angoissée – comme dans 20% des cas – qu'il a longuement parlé. "Musulmane modérée", elle a longtemps hésité avant de composer le numéro de la plateforme (le 0800 005 696). Elle est inquiète pour sa fille, qui a épousé religieusement un "converti" radicalisé, et pour ses petits-enfants : l'aînée, "voilée" à 10 ans, tous sont "battus" quand ils récitent mal les sourates qu'ils doivent apprendre par cœur, privés de jouets, de dessins animés, de coloriage. Un mois qu'elle hésitait jusqu'à ce qu'elle entende cette phrase, prononcée par sa fille : "Dans pas longtemps, tu n'entendras plus parler de nous."

Si une psychologue peut être mobilisée en cas de besoin, tous les intervenants de la plateforme sont des policiers triés sur le volet. Un choix assumé. "Les familles ne sont pas dans le pathos, souligne le chef de l'Uclat, Loïc Garnier, qui chapeaute la structure. Les mères préfèrent voir leur fils en prison plutôt qu'en Syrie."

Ce choix permet en outre de réagir dans l'urgence. En juin, Roland, prévenu par une famille, a piloté à distance et en temps réel le sauvetage d'une gamine embrigadée – elle a été récupérée in extremis dans une banlieue alors qu'elle s'apprêtait à quitter la France. Parfois les appels proviennent de l'étranger, comme celui de cette femme qui parlait tout bas depuis une chambre d'hôtel à Istanbul, où elle se disait séquestrée avec ses trois enfants. "Deux heures plus tard, la police turque intervenait", se félicite-t-on à l'Uclat.
La plateforme d'appel a été lancée en avril 2014 pour apporter une première réponse aux familles confrontées à la radicalisation d'un ou plusieurs des leurs. Elle est aujourd'hui l'une des principales sources d'alimentation du FSPRT. Un appel sur dix reçus donne lieu à un signalement. Le tri est effectué par une "cellule de validation", qui doit savoir où fixer le curseur entre le rigorisme religieux, notamment salafiste, et la radicalisation qui peut conduire au terrorisme. "Il ne s'agit pas de stigmatiser les musulmans pratiquant ; les personnes qui nous intéressent, ce sont les radicalisés potentiellement violents", précise le préfet Olivier de Mazières.

Aucun département épargné par le phénomène
Pour décider de signaler ou non un individu dénoncé, les policiers se fondent sur une série d'indicateurs de basculement ou de rupture, en fonction des indices dont ils disposent. Michel, l'un des membres de la cellule, en cite quelques-uns, au-delà des plus évidents que sont le rapport tendu au sexe opposé, la légitimation des attentats ou l'application zélée des préceptes de l'islam : "Quelqu'un qui se met subitement à dormir par terre, qui déchire ou retourne les photos de famille, qui arrache les yeux des peluches, qui se met à abhorrer les chiens" peut être tenu pour suspect, explique-t-il.

Le contexte local est également pris en compte. Le ressenti par rapport à la radicalisation islamiste n'est pas le même dans la Creuse et en Seine-Saint-Denis. Pourtant, aucun département n'est épargné par le phénomène, les signalements affluent de toutes les parties du territoire. Les plus gros contingents de radicalisés se recrutent dans les zones urbaines (la région parisienne, le Nord, le Rhône, l'arc méditerranéen), "des zones à forte densité, d'anciens bassins industriels, foyers traditionnels d'immigration", précise-t-on à l'Uclat, sans compter "des microphénomènes comme à Lunel, dans l'Hérault", dont une vingtaine de jeunes habitants ont été identifiés parmi les djihadistes français en Syrie.

Parmi les fichés du FSPRT, les plus âgés avoisinent la quarantaine ; le plus jeune "signalé", lui, n'est âgé que de 11 ans. Un cas exceptionnel – "c'est surtout sa famille qui pose problème", indique-t-on à l'Uclat, qui situe autour de 15 ans l'âge moyen des plus jeunes radicalisés, comme en témoigne la récente série d'interpellations d'adolescents en contact (via la messagerie Telegram) avec le djihadiste Rachid Kassim, un jeune Roannais soupçonné d'avoir téléguidé depuis la zone irako-­syrienne plusieurs attaques récentes perpétrées en France, dont les meurtres de policiers dans les Yvelines et d'un prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray.

À la mi-septembre, 1.954 mineurs étaient inscrits au fichier, dont une majorité de sexe féminin. Cette surreprésentation pourrait néanmoins s'expliquer par la "surprotection" dont les filles seraient l'objet par rapport aux garçons dans les familles, relativise-t-on à l'Uclat. Une analyse similaire peut prévaloir s'agissant du nombre de "convertis" recensés dans le FSPRT : ils représentent 36 % des signalements.
"La moitié des familles qui contactent la plateforme sont de culture non musulmane, indique le numéro 2 de l'Uclat, Jean-François Gayrauld. C'est un fait : nos messages de prévention atteignent plus difficilement la maman musulmane de Roubaix-Tourcoing que celle d'un arrondissement parisien et de culture catholique." À l'inverse, les policiers s'interrogent : ne faut-il pas parler aussi de "conversion" quand un jeune Maghrébin se met à (re)pratiquer la religion de ses parents à l'instar des born again chrétiens?

"Notre cœur de cible, ce sont les garçons de 18-25 ans issus des quartiers périphériques", indique-t-on à l'Uclat. Avec un passé de délinquant – 20% des cas mais aucune pointure du banditisme – et des problèmes d'addiction. Si le niveau d'études général est jugé faible, toutes les catégories socioprofessionnelles sont représentées, du chômeur à l'enseignant ou à l'ingénieur. Dénominateur commun, surtout chez les mineurs : le contexte familial (familles déstructurées, maltraitances…) et la question identitaire pour des jeunes qui ne se reconnaissent ni dans la France ni dans le pays de leurs parents ou de leurs grands-parents. 

Sources : ministère de l'intérieur, parquet de Paris
Stéphane Joahny - Le Journal du Dimanche

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 14 Oct 2016 - 4:40

.

Tiens, tiens ... le bordelais est en noir?... Comme c'est étrange, pour le fief de l'identité heureuse...

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 14 Oct 2016 - 5:30

re,

Oui et avec la recrudescence de recrutement chez les femmes, c'est une tendance qui ne va pas s'inverser...


Attentat déjoué à Paris : "Les femmes djihadistes sont souvent plus virulentes que les hommes"(par Thomas Liabot)

INTERVIEW - Journaliste à France 24 et auteur d'Etat Islamique, le fait accompli (Plon), Wassim Nasr estime que le rôle des femmes dans l'organisation terroriste est minoré. "Dans tous les mouvements terroristes, les femmes jouent un rôle majeur", explique-t-il.
Des policiers jeudi soir à Boussy-Saint-Antoine où trois femmes suspectées d'avoir préparé un attentat ont été interpellées. (Reuters)

Des femmes en première ligne dans un projet terroriste, est-ce une première en France?
Dans un rôle opérationnel, oui. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu d'autres tentatives, mais c'est la première qui éclate au grand jour. En revanche, des femmes ont commis des attentats hors de France. La première kamikaze européenne s'est faite exploser en Irak au milieu des années 2000 [la Belge Muriel Degauque le 9 novembre 2005 à Bakouba, NDLR]. Comme pour les djihadistes hommes, les appels se multiplient pour que les femmes ne rejoignent plus la zone irako-syrienne, quasiment inaccessible depuis un an, et commettent des actions en France.

Comment expliquer ce phénomène nouveau?
Depuis un peu plus d'un mois, un djihadiste français présent sur le territoire irako-syrien [Rachid Kassim, un djihadiste roannais, selon les enquêteurs, NDLR] appelle des femmes à commettre des attentats sur [l'application] Telegram. Cet homme très connu sur les réseaux sociaux a cité notamment des gens et des institutions à attaquer. Parmi les modes opératoires qu'il a proposés, il y avait la mise à feu d'une voiture remplie de bonbonnes de gaz. Ça n'a pas été repris par les médias officiels de l'Etat islamique et ça reste donc plutôt confidentiel, mais ça existe et ça fait du bruit.

Y a-t-il plus de femmes tentées par le djihad ces derniers temps?
Bernard Cazeneuve a annoncé cette semaine que les départs diminuaient. C'est parce qu'il est quasiment impossible de rejoindre la Syrie et l'Irak depuis un an. La frontière avec la Turquie est quasi-hermétique et c'est pareil pour celle du Kurdistan irakien. L'Etat islamique lui-même appelle à ne plus prendre ces chemins périlleux, tels qu'il les décrit, mais à commettre des attentats ici. C'est exactement ce qu'a fait le tueur de Magnanville.

"Une femme peut décider en son âme et conscience de se voiler de la tête aux pieds"
Qui sont ces femmes qui font le djihad et pourquoi adhèrent-elles à l'idéologie de l'Etat islamique?
Il y a de tout, mais quand on creuse un petit peu, on se rend compte que ce sont des personnes qui se connaissent, que ce n'est pas nouveau. On a souvent un regard misogyne, on pense toujours que les femmes des djihadistes sont soumises, obligées de suivre leur mari et qu'elles sont des victimes. J'ai suivi plusieurs couples dont l'un d'eux est rentré il y a 3-4 mois. La femme était l'élément moteur dans le départ comme dans le retour : elle était enceinte et voulait accoucher dans de bonnes conditions. On n'arrive pas à admettre qu'aujourd'hui, une femme peut décider en son âme et conscience de se voiler de la tête aux pieds, de porter la burqa et de faire son djihad. Mais il y a pourtant des femmes très motivées par l'idéologie, qui veulent agir là-bas ou ici en France.

En Syrie et en Irak, les femmes sont-elles impliquées dans les combats de l'Etat islamique?
Non, mais elles ont un rôle dans certaines administrations, un rôle médical, dans l'éducation. Elles doivent aussi embrigader et élever la nouvelle génération, ce qui est très important pour l'Etat islamique s'il veut s'inscrire dans la continuité, malgré la perte de terrain et les pertes militaires. Il n'y a aucun groupe qui a pu survivre sans femmes et enfants. Dans tous les conflits historiques, les femmes ont joué des rôles primordiaux, c'est aussi le cas avec l'EI. C'est quelque chose d'assez inconcevable en France, parce qu'on pense que les femmes sont voilées de force et dupées par leur mari pour aller en Syrie… Il y en a peut-être, mais ce n'est pas du tout la majorité, d'après ce que je sais.

Cette semaine, plusieurs couples ont été arrêtés. Peut-on parler de radicalisation conjugale?
Tout à fait. Dans un couple, il y a toujours un élément moteur, et ça peut être autant la femme que l'homme. D'après mon expérience des djihadistes, les femmes sont souvent plus virulentes que les hommes. Mais j'ai souvent constaté qu'à leur retour, seuls les hommes faisaient face à la justice.

La justice doit-elle s'adapter en conséquence?
Exactement, et le traitement judiciaire commence à changer. Les gens doivent sortir des schémas misogynes et réaliser que dans tous les mouvements terroristes, qu'ils soient de gauche, de droite ou islamiste, les femmes jouent un rôle majeur.

Source: leJDD.f

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Dim 6 Nov 2016 - 7:54

Bonjour,


De la Légion étrangère à Daech : l'inquiétant parcours d'un ex-militaire français
(par Baudouin Eschapasse)


Les services secrets américains affirment avoir identifié l'ex-légionnaire comme étant la "tête pensante" des attentats de Paris et de Bruxelles.

Il se fait appeler Abou Souleymane al-Faransi. Et c'est sous ce nom de guerre qui fait référence à ses origines françaises qu'il était jusque-là connu. De son vrai nom, Abdelilah Himich, ce Franco-Marocain de 26 ans serait l'un des planificateurs des attentats organisés, par Daech, ces derniers mois en Europe. C'est, du moins, la conviction des services secrets américains, partagée par un certain nombre d'acteurs du contre-terrorisme français mais pas par les magistrats du Parquet anti-terroriste qui mettent en doute les informations transmises par la CIA.

Son nom apparaît régulièrement sur divers documents interceptés par les agences de renseignements d'au moins deux pays occidentaux, aux côtés d'un autre « stratège » de l'État islamique : Abou Ahmad. Des conversations de ce dernier avec des protagonistes des attaques djihadistes perpétrées à Bruxelles le 22 mars attestent de la dangerosité de cet individu. Plusieurs sources s'étonnent d'ailleurs des conversations en français des deux hommes "ce qui remet en cause la nationalité d'Abou Ahmad qui maîtrise visiblement très bien l'argot des quartiers", confie une source. Bras droit d'Abou Mohammed al-Adnani, tué par un drone américain pendant l'été et que les instigatrices de l'attentat raté de Notre-Dame de Paris voulaient venger, Abou Ahmad était, jusque là, présenté comme un Syrien.

Prof de sport, puis engagé en Afghanistan

Peu d'éléments ont filtré sur Abdelilah Himich. Tout juste sait-on que cet homme, né à Rabat en 1989, a grandi à Lunel (Hérault), une commune de 26 000 habitants, située à une vingtaine de kilomètres de Montpellier, dont seraient originaires une vingtaine de "soldats du Sham" (comme les djihadistes désignent le territoire actuellement contrôlé par Daech).

Abdelilah Himich aurait été professeur d'éducation physique. Il s'est engagé dans la Légion étrangère en 2008 et a été envoyé, dans les rangs de l'armée française, en Afghanistan où il se serait d'abord illustré au combat avant de faire défection, officiellement pour assister à l'enterrement de son père en 2010. Déclaré "déserteur", puis arrêté l'année suivante à la Gare du Nord, de retour d'Amsterdam, avec un peu plus d'un kilo de cocaïne dans ses bagages, il a été condamné début 2013 pour trafic de stupéfiants. Il n'aurait purgé que cinq mois prison avant de partir pour la Syrie, en février 2014, pour s'enrôler aux côtés des djihadistes anti-Assad: d'abord au sein des brigades al-Nosra puis de Daech.

Son passé de militaire lui aurait alors permis de grimper rapidement les échelons de la hiérarchie militaire avant d'intégrer la direction de la cellule Emni, un département dédié à l'organisation d'attaques terroristes en Europe. Les autorités américaines pensent que c'est lui qui chapeautait les commandos, que l'on croyait jusque là placé sous l'autorité d'Abdelhamid Abaaoud, lors des attaques de Paris, le 13 novembre 2015. C'est, en effet, à Abou Souleymane que l'un des preneurs d'otages du Bataclan aurait fait allusion devant témoin, s'interrogeant sur la nécessité de l'appeler pour prendre des consignes avant l'assaut des forces de l'ordre.

Source: Le Point.fr

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Jeu 10 Nov 2016 - 10:18

Bonjour,

Voici le dernier envoyé spécial sur le 13 novembre:




Cellule de crise sur le 13 novembre 2015


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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 19 Nov 2016 - 2:55

Bonjour,


L'incessante lutte contre le terrorisme
(par Sébastien Dubos)



Depuis les attentats qui ont visé Charlie Hebdo en janvier 2015 jusqu'à l'attentat de Nice cet été, la lutte contre la nébuleuse terroriste s'est renforcée.

Au lendemain des attentats du 13 novembre, le président de la République tient un conseil de défense. Se jouent ici les premiers éléments de la riposte contre Daesch. Des avions décolleront quelques heures plus tard pour bombarder Raqqa, capitale de l'État Islamique. Le 16 novembre 2015, devant le parlement réuni en congrès à Versailles, il annonce plusieurs mesures dont l'instauration de l'état d'urgence.

L'armée se déploie sur les sites sensibles, le contrôle aux frontières est renforcé, et les services du Renseignement sont à pied d'œuvre.

Paris peut compter sur le soutien de plusieurs pays étrangers. La collaboration avec la Belgique est accentuée et tous les regards se dirigent vers Molenbeek… Quand la Belgique est visée à son tour. Le 22 mars, trois attentats-suicides ensanglantent la capitale, deux à l'aéroport et un dans une rame du métro, en plein centre-ville. Le bilan est de 32 morts et 340 blessés.

L'unité nationale ne résiste pas à la polémique. Il y a la question des fichés S. Il y a l'épineux dossier de la déchéance de nationalité. Le texte adopté par l'Assemblée et celui modifié par le Sénat étaient tellement éloignés que François Hollande décida, le 30 mars dernier, d'abandonner le projet de modification constitutionnelle.

Pendant ce temps, les services sont régulièrement en alerte. Traquent, vérifient, interpellent. Plusieurs attentats sont déjoués, affirment régulièrement le pouvoir. Mais le terrorisme frappe encore. Le 13 juin tout d'abord, deux fonctionnaires du ministère de l'Intérieur sont tués à l'arme blanche chez eux, par un jihadiste, devant leur fils de trois ans.

Puis c'est Nice et sa promenade des Anglais, le 14 juillet : tout un symbole. Un camion conduit par un fou d'Allah fauche 86 vies et blesse 434 personnes.

Moins de deux semaines plus tard, le 26 juillet, le père Hamel est égorgé dans son église de Saint-Etienne-de Rouvray par deux jihadistes.

Les donneurs d'ordre affaiblis

Dans ces derniers cas, plus de kalachnikovs ni d'explosifs, mais des objets cruellement ordinaires. Ce qui fait dire à Gilles Kepel que les terroristes se sont adaptés à la lutte que les forces de police à l'intérieur du pays, et l'armée sur le front extérieur, mènent contre Daech.

Justement, Mossoul et Raqqa, deux places fortes de l'État Islamiques sont régulièrement visées par les forces de la coalition. En Syrie et en Irak, la lutte contre l'organisation s'est soudée au niveau mondial, s'est mieux organisée et a considérablement affaibli l'ennemi au drapeau noir. Dans ces deux villes, deux places fortes du jihadisme, l'étau s'est considérablement resserré et les combats font rage. Des offensives qui affaiblissent les donneurs d'ordre, plus occupés à se cacher qu'à commanditer. Ce qui pose déjà et depuis plusieurs semaines une autre question aux hommes chargés de lutter contre le terrorisme : comment gérer ceux qui, partis faire le jihad, vont revenir en France en dangereuses bombes humaines ? Les enquêteurs ont aujourd'hui retracé avec certitude le parcours des commandos de Paris, qui se sont infiltrés en Europe en profitant du flux peu contrôlable des migrants. Un flux aujourd'hui qui est mieux surveillé.

La lutte est également devenue mondiale : hier une bombe a tué au moins 52 personnes dans un temple au Pakistan, une attaque revendiquée par l'Etat Islamique.


Gilles Kepel, Professeur, spécialiste des questions d'islam
«Les jihadistes ont dû changer de stratégie»

Qu'est ce qui a changé depuis un an ?

D'abord, pour ce qui est de la logique du jihadisme lui-même, il a été obligé de se transformer après le Bataclan. Le Bataclan a été l'événement le plus traumatique de ces dernières années en France, 130 morts en une journée, on n'avait jamais vu ça depuis Oradour-sur-Glane. C'est le pire massacre de civils en France et en même temps, du point de vue politique, c'est un échec pour les jihadistes. Contrairement à ce qui s'est passé avec Merah à Toulouse ou avec l'Hyper Cacher, il n'y a eu aucun «like» parmi les groupes que les jihadistes veulent mobiliser, essentiellement des jeunes musulmans. Autant on avait vu Merah applaudi parce qu'il avait tué des apostats et des juifs, dans certains milieux sympathisants du radicalisme, des milliers de like sur facebook, autant après Charlie Hebdo il y avait eu tous ceux qui avaient dit «je ne suis pas Charlie», tapé des pieds dans les classes… autant le 13 novembre, parce que c'était la terreur indiscriminée et parce que ça a tué beaucoup et aurait pu tuer encore plus de jeunes issus de l'immigration, il y a eu un rejet très net.. De ce fait, les jihadistes ont dû changer de stratégie. C'est la phase «télegram» dont le personnage principal est le Roannais Rachid Kassim qui a considéré que kalachnikovs et explosifs c'était trop compliqué, qu'il fallait utiliser le jihadisme le plus fruste : les couteaux de cuisine, à Magnanville et Saint Etienne-du-Rouvray, et le camion de location à Nice. Pour l'attentat de Nice, parmi les 86 victimes il y a 30 musulmans. Là encore, pour la mobilisation des jeunes, Daech a été obligé de dire que les musulmans qui étaient morts étaient des victimes collatérales qui iraient au paradis parce qu'ils avaient fait avancer la cause du jihad. Mais les familles de ceux qui sont morts n'en ont rien à faire et les détestent encore plus. On est dans une phase aujourd'hui, où, en dépit de la dimension spectaculaire des attentats, l'objectif politique se réalise de moins en moins. Ajoutez à cela que les bombardements sur Raqqa et Mossoul rendent de plus en plus difficile la liaison opérationnelle entre les inspirateurs et la France.

La France reste-t-elle une cible ?

Oui parce que les conditions structurelles n'ont pas changé avec 40 % de chômage dans les quartiers populaires et avec une histoire coloniale qui n'a toujours pas été digérée. L'autre facteur, c'est cette affaire ahurissante du burkini. Jusqu'au 26 juillet, la France était une victime universelle plainte par la communauté des nations. À partir du mois d'août, elle passe du statut de victime à celui de bourreau. Une opération largement fabriquée par le CCIF, collectif contre l'islamophobie en France, qui a utilisé l'affaire du burkini pour occulter les attentats.

Comment peut-on passer de l'émotionnel au rationnel ?

C'est d'autant plus compliqué que l'élection de Donald Trump aux États-Unis, qui s'est fait élire, entre autres, en expliquant qu'il allait interdire l'immigration des musulmans en Amérique, une décision qu'il a pris après le massacre du Bataclan… tout ça favorise les candidats les plus populistes. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai écrit ce livre, «La Fracture». Il m'a semblé nécessaire de mettre à la portée de tous un décryptage de ces enjeux. L'enjeu si on veut éviter une «trumpisation» de la France c'est d'avoir une connaissance rationnelle.

Quand il y a une pandémie, on investit des milliards dans la recherche et on trouve la thérapie. Le premier enjeu c'est que l'État se concentre sur ses fonctions régaliennes. Sa fonction régalienne principale est une refonte en profondeur du système de l'Éducation nationale, le remettre au cœur du pays sinon on va complètement décrocher. J'attire l'attention de nos politiciens : s'ils sont dans l'évitement ou dans l'hystérie, alors ils vont se retrouver dans la même position que celle des démocrates américains qui ont vu leur électorat traditionnel les lâcher.

Les militaires de la région engagés
Sur le territoire national, 750 parachutistes étaient déjà d'alerte permanente, après la tuerie de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, 250 hommes étant à pied d'œuvre à Paris dès le lendemain matin. Après les attentats du 13 novembre, 300 militaires ont été immédiatement mobilisés, à l'instar des Tarbais du 1er RHP, par exemple, une trentaine étant partie en suivant pour la capitale le 14 novembre. Les parachutistes ont ensuite été très fortement mobilisés sur l'opération Sentinelle puisqu'en moyenne, l'engagement de la 11e Brigade, s'est situé en permanence entre 1000 et 1600 personnes avec un pic après l'attentat de Nice, le 14 juillet dernier. Actuellement, la moyenne engagée est d'un millier de personnels dont une centaine de réservistes. Concernant la lutte antiterroriste en opérations extérieures, les missions dans la bande sahélo saharienne se sont poursuivies en 2016 à travers les missions du 1er Régiment du train parachutiste de Francazal, pour la livraison par air et l'engagement des commandos parachutistes. Une mission a également été conduite par le 17e RGP de Montauban avec le 3e RPIMa de Carcassonne en Irak. Engagés à Bagdad, des formateurs ont «mentoré» la 6e division irakienne.

Source: La Dépêche

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 19 Nov 2016 - 3:02

Citation :
Une mission a également été conduite par le 17e RGP de Montauban avec le 3e RPIMa de Carcassonne en Irak. Engagés à Bagdad, des formateurs ont «mentoré» la 6e division irakienne.

Et nous avons découvert, par l'intermédiaire d'une vidéo postée par le Boss, qu'il y avait quelques français en Syrie Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Mieux vaut ne pas chercher à quelle unité ils appartiennent....
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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 26 Nov 2016 - 3:24

Bonjour,


Attentat déjoué : une attaque programmée le 1er décembre


L'arrestation de plusieurs personnes à Strasbourg et Marseille a permis de découvrir qu'une attaque de grande envergure était prévue le 1er décembre.

Le profil des cinq hommes soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre en France et interpellés dans la soirée du 20 novembre, se précise. Ce vendredi, le procureur François Molins a fourni, lors d'une conférence de presse, de plus amples détails sur le parcours des cinq suspects arrêtés le weekend dernier à Strasbourg (Bas-Rhin) et à Marseille (Bouches-du-Rhône) et écroués en fin de journée.

Ces hommes, quatre Français et un Marocain, sont des «opérationnels de Daech, téléguidés à partir de la zone irako-syrienne», a indiqué le procureur. Les quatre Français, âgés de 35 à 37 ans et jusqu'ici inconnus des service anti-terroriste étaient des «amis de longue date» qui «se voyaient régulièrement et communiquaient en réseau fermé», sur une ligne téléphonique dédiée, a expliqué le procureur.

Ils ont été arrêtés à Strasbourg et ne connaissaient pas, d'après les premiers éléments de l'enquête, le suspect marocain arrêté à Marseille. Mais ils disposaient d'instructions communes «communiquées par un donneur d'ordre depuis la zone irako-syrienne», a détaillé le procureur.

Yassin B. du commando de Strasbourg
Selon la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, Yassin B, ne présentait «aucun signe de radicalisation» jusqu'ici. Ce célibataire de 37 ans, de nationalité française, était employé depuis plus de dix ans en qualité d'animateur périscolaire dans une école maternelle de Strasbourg. Très apprécié des enfants selon les témoignages de plusieurs parents d'élèves, son casier judiciaire était vierge et il venait d'être titularisé.

C'est à son domicile que les enquêteurs ont mis la main sur un cahier comprenant douze pages d'inscriptions manuscrites faisant référence au djihad armé et à Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daech et glorifiant la mort en martyr, Un pistolet «Sig-Sauer», un «glock», et des chargeurs, et des dizaines de cartouches ont également été retrouvés. Une clef USB retrouvée chez lui a révélé aux enquêteurs la possibilité d'une livraison de somme d'argent, des coordonnées GPS pour se fournir en armes et en argent.

Le procureur a par ailleurs confirmé qu'il s'était rendu, en mars 2015 et en compagnie de son ami Hicham M. à la frontière turco-syrienne en passant par Chypre, sans toutefois pouvoir dire si les deux hommes avaient réussi à passer la frontière. Une preuve en tout cas de leurs «velléités de rejoindre des groupes terroristes» selon François Molins.


Hicham M., du commando de Strasbourg
Hicham M, manutentionnaire de 37 ans arrêté à Strasbourg, avait déjà 6 condamnations à son actif. Chez lui, des écrits portant des menaces claires contre la France ont été retrouvés ainsi qu'un pistolet automatique, un mitrailleur et 60 cartouches. Hicham M., 37 ans également, de nationalité française, manutentionnaire, a six condamnations à son casier. Il s'était rendu, avec Yassin B. à la frontière turco-syrienne en mars 2015.

Samy B, du commando de Strasbourg
Arrêté à Strasbourg, Samy B, Franco-Tunisien de 36 ans, était employé dans une épicerie. Il vivait en concubinage et est père de trois enfants. Son casier judicaire portait trace de 7 condamnations.

Zaccharia M., du commando de Strasbourg
Zaccharia M., Franco-Marocain de 36 ans, n'avait aucune condamnation à son casier judiciaire. Un pistolet automatique, un pistolet mitrailleur, deux chargeurs et des cartouches ont été retrouvé chez lui à l'occasion des perquisitions du 20 novembre.

Hicham E. interpellé à Marseille
Alors que les quatre suspects français étaient interpellés à Strasbourg, Hicham E. était arrêté à Marseille. Ce Marocain de 26 ans résidait au Portugal où, malgré un casier judiciaire vierge, il avait été signalé pour radicalisation par les services de renseignement locaux, après avoir effectué plusieurs voyages suspects en Europe, muni de faux papiers.

Le Marocain avait notamment été renvoyé par les autorités turques en 2015 alors qu'il tentait d'entrer en Syrie. Il était sans domicile fixe en France, a ajouté le procureur. Hicham E. ne connaissaient pas les quatre autres suspects, mais avait reçu les mêmes instructions - notamment de se procurer des armes - de la part du donneur d'ordre basé dans la zone turco-syrienne. Au moment de son interpellation, il était en possession de 4281 euros, somme destinée, selon les enquêteurs, à acheter l'arsenal nécessaire au passage à l'acte. Il est soupçonné d'être le collecteur de fonds de la cellule.

Deux autres suspects relâchés
Au total, sept hommes ont été interpellés le weekend dernier. Deux d'entre eux, Nasser B. et Lamary N. ont été relâchés mardi soir. Ces deux hommes avaient été arrêtés à Marseille avec Hicham E. le suspect marocain installé au Portugal. Ils étaient notamment soupçonnés d'avoir hébergé ce dernier. Nasser B. et Lamary N. s'étaient déjà trouvés dans le viseur des enquêteurs il y a huit mois, au moment de l'Euro de football. Le 14 juin, Nasser B., 38 ans, et Lamary N., 40 ans, étaient interpellés, soupçonnés d'avoir contracté des crédits à la consommation pour financer des activités terroristes. D'après une source proche de l'enquête, ces deux suspects communiquaient «avec un donneur d'ordre établi en Syrie surveillé par les services de renseignement français». Le 14 novembre, l'enquête s'est accélérée quand la DGSI a reçu un renseignement laissant supposer un passage à l'acte imminent.


Source: Le Parisien

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 2 Déc 2016 - 4:56

Bonjour,

Une nouvelle version du plan Vigipirate est entrée en vigueur
(par Laurent Lagneau)



Créé en 1978 pour prendre en compte la menace terroriste, le plan Vigipirate avait évolué en 2003 avec l’instauration de 5 niveaux d’alerte, avec une signalétique basée sur des couleurs (blanc, jaune, orange, rouge et rouge écarlate).

Puis, en 2014, il fut décidé de réduire à 2 le nombre de niveaux d’alerte et, par conséquent, d’abandonner les couleurs pour un logo représentant un triange rouge bordé de noir et portant la mention « Vigipirate » en temps normal et « alerte attentat » en cas d’attaque terroriste.

Seulement, après les attaque de janvier et novembre 2015, il apparut que cette nouvelle mouture n’était pas forcément adaptée à l’évolution des menaces ainsi qu’à la situation sécuritaire. Aussi, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, l’an passé, Louis Gautier, le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), avait indiqué qu’une réflexion était en cours pour remanier, une fois encore, le plan Vigipirate.

Le SGDN avait donné au moins deux raisons pour justifier cette évolution. Il fallait en effet trouver une « articulation » entre les documents régissant le déploiement de soldats sur le territoire national (c’est à dire entre l’instruction interministérielle n°10100 et le contrat opérationnel de protection des armées).

En outre, le niveau « alerte attentat », qui correspond à une posture d’urgence maximale de courte durée, ayant été maintenu en Île-de-France (et en Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis juillet 2016), paraissait alors « complètement dépassé (…) par la déclaration de l’état d’urgence » faite après lees attentats du 13 novembre 2015.

Et c’est ainsi qu’un nouveau plan Vigipirate, « adapté à l’évolution des menaces » vient d’entrer en vigueur, ce 1er décembre, après avoir été validé la veille lors d’un Conseil de défense tenu à l’Élysée.

Désormais, il faut compter trois niveaux d’alerte au lieu de deux : « Vigilance », qui correspond à une « posture permanente de sécurité », accompagnée d’une centaine de mesures spécifiques, « Sécurité renforcé », qui sera activé en cas de menace terroriste élevée ou très élevée, avec l’activation de 216 mesures additionnelles (dont certaines sont confidentielles), et « Urgence attentat », qui prévoit la mise en place d’une cellule de crise après une attaque ou en cas de menace « imminente », ainsi que des mesures d’exception, comme par exemple la fermeture d’infrastructures de transport.

Ce nouveau plan Vigipirate prend en compte de nombreux scénarios d’attaque et doit permettre de renforcer les réponses contre de nouvelles menaces, comme les drones piégés et les cyberattaques. Enfin, il veut également faire de chaque citoyen un acteur vigilant de la sécurité.

« Par son comportement responsable, tout citoyen contribue à la vigilance, à la prévention et à la protection de la collectivité contre les menaces terroristes. Le plan public Vigipirate familiarise les citoyens avec les comportements à adopter dans le contexte d’une menace terroriste », peut-on lire dans la Brochure Vigipirate

Source:Opex360

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 13 Jan 2017 - 4:51

Bonjour,


17 policiers radicalisés recensés entre 2012 et 2015 à Paris

Dans leur livre, Où sont passés nos espions? , des journalistes révèlent une note de la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne qui vise à cerner le phénomène des policiers radicalisés.

Dix-sept cas de policiers radicalisés ont été recensés entre 2012 et 2015 dans les rangs de la police de proximité de l'agglomération parisienne, selon une note révélée mercredi par le livre signé Eric Pelletier et Christophe Dubois Où sont passés nos espions?
Cette note de la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), datée du 9 décembre 2015, vise à cerner ce phénomène qui "a connu une accélération en 2014", avancent les journalistes.

Quatre jeunes convertis
Ces radicalisés sont "jeunes, entrés dans la police au milieu des années 2000 et issus d'un concours interne, nombre d'entre eux étant d'anciens adjoints de sécurité, les emplois jeunes de la police", ajoutent-ils. Quatre des 17 cas sont de jeunes convertis.
Parmi les cas cités, on trouve A., devenu gardien de la paix en 2012, qui après un voyage à la Réunion en 2013, a surpris ses collègues par son comportement "effacé" lors du contrôle d'une femme voilée. Ses collègues racontent son "obsession d'écouter des chants religieux en patrouille" et raconte qu'il a profité d'un arrêt pour aller acheter des burqas pour sa femme.

"Ces lopettes de sionistes"
Les "femmes sont impliquées dans un tiers des incidents et semblent très déterminées, n'hésitant pas à affronter leur hiérarchie", notamment au sujet du port de l'uniforme et des tenues vestimentaires, affirment les deux journalistes.
Parmi elles, une femme agent de surveillance en poste dans le 12e arrondissement de Paris qui se présente en septembre 2014 en hijab devant le médecin-chef, refusant la visite médicale. Le mois d'après, elle s'emporte contre le port de l'uniforme, comparant son pantalon à "une saleté de torchon de la République".
Sur Facebook, elle appelle à la revanche des musulmans: "Lorsque Allah aura décrété la guerre, ils vont pas nous reconnaître ces lopettes de sionistes (...) Les attentats des tours jumelles à New York et chez Charlie Hebdo c'est comme dans les films américains et français: c'est une question de budget." Elle est en arrêt maladie depuis février 2015.

"J'aurais fait péter l'Elysée"
Une autre femme agent, en poste dans le 17e arrondissement, a été condamnée en appel en 2016 à dix mois de prison avec sursis et interdiction d'exercer pendant deux ans après avoir posté sur Facebook des propos menaçants. "J'ai encore plus honte de porter du bleu. Si j'étais à la place des terroristes, cela ferait bien longtemps que j'aurais fait péter l'Elysée et tous les enc... qui y bossent", écrivait-elle.
Pour l'ensemble des ministères régaliens - Défense, Intérieur et Justice - nous dénombrons une centaine de cas de radicalisation", a expliqué une source chargée du suivi de ces questions aux journalistes Christophe Dubois et Eric Pelletier.

Source : L'Express

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MessageSujet: Radicalisation dans la police.   Sam 14 Jan 2017 - 12:28

Ayant trouvé cet article intéressant, je vous le communique.

"L’information a été révélée une première fois par "le Parisien" en mars 2016, 17 cas de radicalisation ont été signalés dans les rangs de la police nationale en région parisienne entre 2012 et 2015, une information que font pourtant mine de découvrir les médias mainstream aujourd’hui, à l’occasion de la sortie de l’ouvrage intitulé « Où sont passés nos espions ? » des grands reporters Eric Pelletier et Christophe Dubois.

Plusieurs remarques s’imposent s’agissant de ces révélations, qui sont pour le moins inquiétantes, mais du tout surprenantes.

Tout d’abord, la source est une note confidentielle de la préfecture de police (Paris) et les dix sept cas révélés ne concernent donc que des fonctionnaires exerçant en agglomération parisienne, et plus précisément en Police de Proximité.


Vous l’aurez compris, il ne s’agit aucunement d’une synthèse exhaustive des cas signalés au niveau national, et à aucun moment le Ministère de l’Intérieur n’a envisagé de communiquer sur cette information. On pourrait donc s’attendre à ce que l’ouvrage intitulé « Où sont passé nos espions ? » soit le fruit d’un travail d’investigation journalistique permettant d’en savoir un peu plus sur le sujet révélé par le Parisien, d’autant que l’un des auteurs travaille pour cette rédaction. Il n’en est rien, au point qu’il convient de se demander « Où sont passés les journalistes ? ».

Au lieu de s’interroger sur l’ampleur du phénomène et sur ses causes, le sujet est présenté comme marginal, les profils des policiers concernés étant toutefois défini : des éléments jeunes, mixtes, ayant tous pour point commun d’avoir été recrutés par le biais de concours internes après avoir exercé en tant qu’adjoints de sécurité, c’est à dire en tant que contractuels dans la police nationale dans le cadre des emplois jeunes mis en place sous l’administration Jospin (1997), lors de la création de la police de proximité, en remplacement des policiers auxiliaires effectuant leur service national. Cette doctrine (la police de proximité) avait notamment pour adage « une police à l’image de ceux qu’elle protège ».

Cette volonté de recruter des éléments avant tout issus de « la diversité » (comprenez de l’immigration), s’est accompagnée d’instructions reléguant au second plan les critères de moralité jusqu’alors obligatoires afin d’intégrer les rangs de la police nationale. Les enquêtes de personnalité systématiques pour tous les candidats ayant réussi les épreuves écrites des différents concours sont devenues aléatoires, puis inexistantes s’agissant des concours internes ouverts aux adjoints de sécurité. La seule vérification de la virginité du bulletin N°2 du casier judiciaire est devenue la règle.

Par conséquent, il n’y a rien d’étonnant à ce que ce sujet soit traité dans l’omerta la plus totale de la part du gouvernement, puisqu’il révèle des anomalies dans le recrutement mis en place par la même famille politique.

Un constat qu’il convient toutefois de pondérer par le fait que tous les adjoints de sécurité ne sont pas nécessairement dépourvus de moralité, que la grande majorité d’entre eux sont particulièrement méritants, et que ceux qui ont intégré à terme les rangs de la police nationale en tant que fonctionnaires n’en sont pas moins de bons éléments et certains ce sont récemment comportés de manière héroïque. Rappelons que ces jeunes risquent souvent leur vie pour le salaire minimum…

Il s’agit toutefois d’insister sur le fait que les 17 cas évoqués sont clairement en dessous du nombre réel des effectifs concernés, que tous ont été recrutés avec des critères pour le moins fallacieux, et que l’explication selon laquelle la police serait un « échantillon représentatif de la population française » ne saurait être acceptable au vu de la nature de cette profession.

Enfin, il existe nécessairement des cas non encore détectés, qui le seront probablement avec le temps, avec pour seule garantie que vous n’en serez jamais informés sauf à ce qu’une nouvelle fois une « note confidentielle » fuite dans la presse… Qui sait ?"

Sébastien JALLAMION
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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 14 Jan 2017 - 16:22

Le même problème se pose au sein de la Gendarmerie, chez les Sapeurs et Marins Pompiers de Paris et de Marseille (militaires) et d'ailleurs ! Même problème également au sein de nos Armées !

N'oublions pas que parmi ceux qui se radicalisent, il y a bien évidemment des jeunes issus de l'immigration : du Maghreb et d'Afrique subsaharienne, mais il ne faut pas oublier ceux, bien "gaulois" convertis à l'islam....

Parmi ces jeunes nous savons que certains ont fait de longues études, ils peuvent prétendre à des emplois plus rémunérateurs que celui d'adjoint de proximité dans la Police ! Ils sont parfois, nous l'avons vu, médecins ou infirmiers, ingénieurs, dans la fonction publique, la magistrature, etc....

Ne jamais sous-estimer son adversaire !....
Nos politiques - lesquels comptent de plus en plus souvent parmi eux des élus issus de l'immigration - sont donc très mal placés pour dénoncer un mal dont ils sont eux ou leurs prédécesseurs, les responsables directs ! Et puis il faut ménager l'électorat...

Chez les journalistes : même résultat ! Remarquez les noms de nos reporters, vous comprendrez tout de suite....

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Dim 15 Jan 2017 - 2:46

Bonjour,

Inquiétant, et ce n'est probablement pas terminé!

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Dim 15 Jan 2017 - 2:49

C'est d'actualité, et le restera pour un moment, hélas !

Un sujet sur lequel nous  reviendrons régulièrement....

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 27 Jan 2017 - 9:09

Bonjour,


Île-de-France & Oise - Terrorisme : la carte secrète des radicalisés en Ile-de-France
(par Stéphane Sellami)



Un fichier recense entre 15 000 et 16 000 radicalisés en France. Plus de 4 000 d'entre eux vivent en Ile-de-France et sont surveillés par les services.

Ce sont des données confidentielles, conservées sous le sceau du secret, et qui permettent depuis peu d'établir une carte précise de la radicalisation en France. Entre 15 000 et 16 000 hommes, femmes et mineurs, sont aujourd'hui enregistrés au sein du fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Une précieuse base de données nationale, créée au mois de mars 2015 par un décret non rendu public, et qui recense les islamistes radicaux français ou résidents sur le territoire.
 
Au mois de novembre dernier, 5 325 « radicalisés » domiciliés à Paris ou dans les sept autres départements franciliens figuraient dans ce fichier : 4 030 d'entre eux font l'objet d'un suivi plus soutenu. Un chiffre considéré comme « stable » et qui ne semble plus devoir évoluer. Ces personnes ont été identifiées, notamment après l'exploitation des appels téléphoniques adressés par des particuliers à la plate-forme de signalement du Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR).
 

Les informations de terrain collectées au sein des états-majors de sécurité (EMS) mis en place dans chaque département et les données opérationnelles fournies par les services en charge de la lutte antiterroristes, tels que la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), le Service central de renseignement territorial (SCRT), la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et du renseignement parisien (DRPP), ont permis de « cibler » les profils les plus inquiétants.
 
« Ces personnes ont été inscrites dans ce fichier après une évaluation réalisée par un groupe départemental, regroupant tous les services de police et de renseignement et présidé par les préfets de zones de défense ou de départements, détaille un haut fonctionnaire. Ce groupe se réunit toutes les semaines ou tous les quinze jours afin de se prononcer sur chaque nouveau cas détecté et faire le point sur ceux déjà enregistrés. »
 
Le fichier recense également huit métiers dits à « risque »
 
Cette évaluation est, notamment, réalisée en tenant compte des indicateurs de basculement dans la radicalisation tels qu'un comportement de rupture avec l'environnement familial, un changement d'apparence physique ou vestimentaire ou une pratique religieuse hyper ritualisée.
 
Par ailleurs, en fonction de la « dangerosité » des personnes figurant dans ce fichier, il est décidé d'un suivi spécifique. « Sur les 15 000 à 16 000 radicalisés au niveau national, entre 3 000 et 4 000 sont considérés comme les plus dangereux et sont suivis spécifiquement par la DGSI, poursuit la même source. 11 500 font l'objet d'une prise en compte par le renseignement territorial et les 500 restant sont mis en veille, car considérés comme n'étant plus dangereux. » En Ile-de-France, sur les 5 325 inscrits, 4 030 font l'objet d'une prise en compte active par les services antiterroristes.
 
Ce même fichier recense également huit métiers dits à « risque » pour lesquels les radicalisés ainsi recensés sont soit employés sur des « sites sensibles » ou au contact d'un large public.
 
En Ile-de-France, au regard de la densité du maillage du réseau des transports en commun, c'est dans ce secteur d'activité que le nombre de personnes inscrites au FSPRT est le plus important. Juste derrière arrivent les métiers de la sécurité privée puis, dans une moindre mesure, les administrations publiques, comme la santé et l'éducation.

Source: Le Parisien

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 28 Jan 2017 - 1:43

Bonjour,

Terrorisme : Vers un contrôle renforcé des salariés du secteur des transports
(par Laurent Lagneau)


Peu après les attentats du 13 novembre 2015, les militaires du Groupement de gendarmerie des transports aériens (GTA) Nord avaient découvert des « éléments de prosélytisme avancé et des signaux faibles de radicalisation » lors de la perquisition de 2.100 casiers appartenant à des salariés de l’entreprise Servair et installés dans des locaux situés en « zone piste » de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

D’où, d’ailleurs, la création, au printemps 2016, d’une cellule de renseignement composée de 25 policiers de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), de deux gendarmes et d’un douanier à Roissy.

« Les renseignements travaillaient déjà sur la plate-forme, mais nous aurons désormais une cellule spécifique, formée et travaillant sur place avec des moyens alloués », avait expliqué, à l’époque, Christophe Blondel Deblangy, secrétaire général de la préfecture de Seine-Saint-Denis, délégué aux aéroports de Roissy et du Bourget.

Mais il est question d’aller encore plus loin. Ainsi, lors du Conseil de défense qui s’est tenu ce 25 janvier à l’Élysée, des mesures visant « renforcer la sûreté des transports et mobiliser les opérateurs, notamment pour la sécurisation des aéroports et des gares ferroviaires » ont été « examinées ».

Alors que le contexte actuel marqué par une menace terroriste élevée, il a donc été décidé la création d’un « Service national des enquêtes administratives de sécurité », dont la mission sera de passer au crible les personnes travaillant dans le secteur des transports.

« Potentiellement, 200 à 250.000 personnes* en lien direct avec la sécurité des usagers pourraient faire l’objet d’une enquête administrative destinée à vérifier que leur comportement n’est pas incompatible avec l’exercice de leurs fonctions ou des missions envisagées », a expliqué Louis Gautier, le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).

Ce nouveau service dépendra du ministère de l’Intérieur et comptera 24 policiers et gendarmes. D’après M. Gautier, sa création pourrait être effective d’ici le 1er mars, « sous réserve de la publication des décrets nécessaires. »

Par ailleurs, le Sénat a adopté, le 24 janvier, le projet de loi sur la sécurité publique, lequel autorise un employeur à licencier un salarié si ce dernier occupe un emploi « en lien direct avec la sécurité des personnes et des biens au sein d’une entreprise de transports » à la condition qu’une enquête administrative ait démontré que son « comportement est incompatible avec l’exercice des missions pour lesquelles il a été recruté ou affecté » et qu’aucun autre poste ne peut lui être proposé.

La création de ce nouveau service fait partie d’un plan plus large dont la coordination a été confiée au SGDSN. Il prévoit notamment d’étendre les audits de sûreté aux transports terrestres, comme c’est déjà le cas pour les transports aériens et maritimes » et d’accélérer la mise en oeuvre de nouvelles technologies « visant à cibler plus vite les situations d’urgence. » Pour cela, un appel à projets, doté de plus de 10 millions d’euros, sera lancé pour créer un « consortium » avec des industriels, les administrations concernées et les opérateurs.

« Nous voulons créer une espèce de plateforme qui permet de mutualiser les projets les plus intéressants pour faciliter l’expression d’un besoin et des niveaux de commande qui fassent que les industriels soient eux-mêmes intéressés au développement de tel ou tel système », a expliqué Louis Gautier.

« Le but de cette plateforme, c’est de tester les nouvelles technologies dans un contexte opérationnel et voir comment elles permettent d’augmenter la capacité de détection et de vigilance des personnels de sécurité déjà déployés », a continué le SGDSN, en évoquant la vidéoprotection intelligente ou la détection à distance d’objets illicites.

Source:Opex360

(*): Rien que çà!!!

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 28 Jan 2017 - 8:25

Citation :
Hélas, c'est vrai pour la nationalité officielle....
De tout temps il y eut des "porteurs de valises"...

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 11 Fév 2017 - 2:11

Bonjour,

Montpellier : quatre personnes avec un projet d'attentat «imminent» interpellées


Un nouveau projet d'attentat a été déjoué ce vendredi matin à Montpellier, dans l'Hérault. Parmi les quatre personnes arrêtées figure une jeune fille de 16 ans qui aurait prêté allégeance au groupe Etat islamique.

Quatre personnes, dont une adolescente de 16 ans, suspectées de vouloir commettre un attentat, ont été arrêtées ce vendredi matin dans l'Hérault. Ils sont âgés de 16, 20, 26 et 33 ans. Trois d'entre eux étaient connus des services de renseignement.

Les interpellations ont été menées par les enquêteurs de la sous-direction anti-terroriste (SDAT) à Montpellier, Clapiers et Marseillan. Un couple de convertis apparaît au coeur des investigations. L'adolescente de 16 ans avait été repérée après avoir exprimé sur les réseaux sociaux son souhait de se rendre en Syrie. Elle aurait prêté allégeance au groupe Etat islamique dans une vidéo, selon LCI.

C'est à Clapiers, dans l'appartement de son futur époux religieux, un jeune homme de 20 ans, que les enquêteurs ont découvert de nombreux produits susceptibles de confectionner des explosifs. Les policiers ont ainsi découvert au domicile de cet homme suspecté d'avoir voulu se rendre en Syrie fin 2015, 71g de TATP - un explosif artisanal puissant mais très instable prisé des djihadistes - un litre d'acétone, un litre d'eau oxygénée, un litre d'acide sulfurique, des seringues et des gants de protection.

Un projet bien avancé

Un homme de 33 ans, lui aussi dans le viseur des services de renseignement, a également été interpellé. Il est soupçonné d'avoir voulu prendre part au projet terroriste du couple. En revanche, l'implication du jeune homme de 26 ans également interpellé ce vendredi matin à Clapiers apparaît moins certaine.

Si l'hypothèse d'une attaque à la ceinture explosive dans Paris est avancée par plusieurs médias, «rien n'est encore certain», insiste une source judiciaire. Les enquêteurs semblent en tout cas convaincus que l'attaque était proche. Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux évoque un «projet d'attentat imminent». Les interpellations ont été déclenchées après l'achat d'acétone.

« Nous sommes face à un niveau de menace terroriste extrêmement élevé qui nous oblige à chaque instant à prendre toutes les précautions pour assurer la protection de nos concitoyens », a rappelé le Premier ministre Bernard Cazeneuve en déplacement dans la Creuse.



Attentat déjoué à Montpellier : ce que l'on sait des 4 suspects arrêtés

Parmi les quatre suspects interpellés par la police à Montpellier et dans sa proche banlieue vendredi, se trouve un très jeune couple de convertis radicalisés, un homme plus expérimenté et un quatrième dont le rôle demeure encore flou.

On en sait un peu plus sur les quatre suspect interpellés vendredi matin à Montpellier (Hérault) et soupçonnés d'avoir planifié un projet d'attentat. Parmi eux figure une jeune fille de 16 ans qui aurait prêté allégeance au groupe Etat islamique. Les autres sont âgés de 20, 26 et 33 ans. Trois d'entre eux étaient connus des services de renseignement et certains avaient été identifiés sur les réseaux sociaux, notamment sur la messagerie cryptée Telegram.

Un couple de convertis au coeur du projet. Sarah a 16 ans et Thomas en a 20. C'est dans l'appartement occupé par le second, à Clapiers, une commune du nord de Montpellier, que les enquêteurs ont découvert de nombreux produits susceptibles de confectionner des explosifs : 71g de TATP - un explosif artisanal puissant mais très instable prisé des djihadistes - un litre d'acétone, un litre d'eau oxygénée, un litre d'acide sulfurique, des seringues et des gants de protection.

Thomas, originaire des Ardennes, interpellé à Clapiers, est suspecté d'avoir voulu se rendre en Syrie fin 2015. Il projetait de «se faire exploser», a affirmé une source policière. Les enquêteurs travaillent sur l'hypothèse selon laquelle le jeune homme et l'adolescente devaient se marier avant l'attaque. Selon l'homme qui l'hébergeait à Clapiers, Thomas avait des relations difficiles avec sa famille depuis sa conversion à l'islam.

Sarah a été quant à elle été repérée après avoir exprimé sur les réseaux sociaux son souhait de se rendre en Syrie. L'adolescente de 16 ans avait prêté allégeance au groupe État islamique dans un vidéo, ont indiqué des sources proches de l'enquête. Elle a été interpellée à Montpellier. Elle est née d'une mère d'origine grecque et d'un père français et portait toujours un voile noir.

Un homme de 33 ans, interpellé à Marseillan. Le plus âgé de la bande était lui aussi connu des services de renseignements. Il est soupçonné d'avoir voulu prendre part au projet terroriste du couple. Selon Midi Libre, il pourrait être «une sorte de mentor», chargé du soutien logistique de l'attentat, notamment en se procurant des faux documents pour permettre à Sarah de rejoindre la zone irako-syrienne.

Incertitude autour du quatrième suspect, 26 ans. L'implication du jeune homme de 26 ans interpellé à Clapiers apparaît moins certaine. Il se trouvait apparemment avec Thomas quand la police est intervenue, d'où son placement en garde à vue. Midi Libre a affirmé que son logement, situé non loin du suspect de 33 ans, a été perquisitionné vers 8h vendredi matin.

Source: Le Parisien


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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 11 Fév 2017 - 2:58

Ouais....

Une histoire qui tombe à point nommé pour redorer le blason de la police qui en a bien besoin, après une affaire de moeurs, et une "bavure" à Aulnay-sous-Bois !....

Mais je dois avoir un très mauvais esprit.....

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 11 Fév 2017 - 6:39



On peut aussi avoir le raisonnement inverse:

Vu le nombre d'attentats que l'on "déjoue" - souvent fort à propos d'ailleurs comme le fait remarquer Lothy - que la situation doit être délabrée et que nos services furent négligents pour qu'il y ait autant de "terroristes potentiels" sur le territoire.

Raison de plus pour mettre un grand coup de balai, en commençant par ceux qui, jadis , donnèrent les ordres...

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 11 Fév 2017 - 8:05

paracolo a écrit:


Raison de plus pour mettre un grand coup de balai, en commençant par ceux qui, jadis , donnèrent les ordres...

Apparemment tu as été écouté:

Le jihadiste "français"(*) Rachid Kassim a été visé par une frappe américaine, près de Mossoul
(par Laurent Lagneau)


L’assassinat d’un couple de fonctionnaires de la police, à Magnanville, et celui d’un prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray ont un point commun : ils ont tous les deux été inspirés par Rachid Kassim, un jihadiste "français" de l’État islamique (EI ou Daesh). On retrouve aussi son nom dans plusieurs autres affaires, comme celle de l’attentat à la bonbonne de gaz déjoué in extremis, à Paris, en septembre dernier.

Originaire de Roanne, Rachid Kassim est connu pour recruter des candidats au jihad via les réseaux sociaux, en particulier via Telegram. Et il leur propose deux choix : rejoindre le « califat » ou mener des actions terroristes en France. Il est en outre apparu sur plusieurs vidéos de propagande de l’EI. Sur l’une d’entre-elles, on le voit décapiter un prisonnier après avoir fait les louanges de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice (86 morts, le 14 juillet 2016).

Cela va sans doute relancer le débat sur les « exécutions » extra-judiciaires, avec la désormais habituelle confusion autour des opérations « Homo » (qui relèvent, faut-il le rappeler, de la seule DGSE)… En effet, le Pentagone a indiqué, le 10 février, que la coalition anti-jihadiste avait visé Rachid Kassim lors d’une frappe effectuée au cours des « dernières 72 heures » dans les environs de Mossoul.

« Nous sommes en train d’évaluer les résultats » de cette frappe, a précisé le commandant Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du Pentagone. D’après CNN, le raid a été effectué par un drone américain.

Officiellement, les autorités militaires américaines se disent donc prudentes sur le sord de Rachid Kassim. Mais, toujours selon CNN, qui a reçu les confidences d’un cadre du Pentagone, la frappe a été un « succès ». En France, un haut responsable de la lutte anti-terroriste a aussi estimé que le jihadiste est « probablement » mort. « Nous n’avons pas de confirmation absolue, mais une probable certitude », a-t-il dit, rapporte l’AFP.

En la matière, il convient d’être prudent, d’autant plus que l’EI n’a pas confirmé, de son côté, le sort de Kassim. En outre, il est déjà arrivé de voir des jihadistes refaire surface alors qu’ils avaient été donnés pour morts. Le cas de Mokhtar Belmokhtar, l’émir d’al-Mourabitoune, au Sahel, en est l’illustration.

Cela étant, ces dernières semaines, plusieurs cadres de l’EI ayant appelé à attaquer à la France ont été visés par des frappes américaines (comme, d’ailleurs, les cadres d’al-Qaïda dans la Péninsule arabique qui revendiquèrent l’attentat contre Charlie Hebdo). C’est le cas de Boubaker el-Hakim, de Sammy Djedou, de Walid Haman et de Salah-Eddine Gourmat (dit Ichigo Turn), proche d’Abou Mohammed al-Adnani, le responsable de la coordination des opérations extérieures de l’EI.

Source: Opex360

(*)J'ai écrit "français" avec guillemets parce qu'il n'a rien d'un Français!

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 11 Fév 2017 - 8:10

Et alors !.... Celui-là est mort.... La belle affaire : il y en a dix pour prendre la relève..

Beaucoup de bruit pour rien !

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 11 Fév 2017 - 8:19

Citation :
« Nous sommes en train d’évaluer les résultats » de cette frappe,
Et quand je parlais de ceux qui ont donné des ordres je les voyais plutôt dans le 8e à Paris...

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 11 Fév 2017 - 9:11

Bonsoir,

L'action armée, l'élimination ciblée de quelques individus (mêmes très toxiques) ne pourront suffire.

Il faut nettoyer la plaie et si nécessaire couper plutôt que voir la gangrène continuer à se propager partout.

Si on est vraiment en état de guerre, comme le répètent nos dirigeants, il est plus que temps de faire ce qu'ont eu le courage de faire les politiques, lors de la bataille d'Alger. Il n'y a qu'à relire ce que Massu en dit. Lothy nous distille, presque chaque jour la bonne parole à ce sujet ! (Voir le bouquin de Massu)

Tant qu'on continuera sur des pistes différentes, on restera dans l'incantation !

Désolé d'être aussi pessimiste !
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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 11 Fév 2017 - 9:16

Ce n'est pas être pessimiste ! C'est avoir le sens des réalités...

En relisant et reproduisant ici le livre du général Massu, je suis sidérée de voir les similitudes avec ce que nous vivons aujourd'hui.. Les craintes pour l'avenir...

Nous n'avons tiré aucune leçon de se qui se passait il y a 60 ans !  Il fallait être né, bien sûr !

Il serait utile de lire ces textes qui peuvent paraître poussiéreux aux yeux de certains, mai ô combien instructifs !

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 11 Fév 2017 - 9:20

Citation :
je suis sidérée de voir les similitudes avec ce que nous vivons aujourd'hui.. Les craintes pour l'avenir...
Moi, cela me rassure... depuis le temps que l'on me dit que je radote...

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 11 Fév 2017 - 9:23

paracolo a écrit:
Citation :
je suis sidérée de voir les similitudes avec ce que nous vivons aujourd'hui.. Les craintes pour l'avenir...
Moi, cela me rassure... depuis le temps que l'on me dit que je radote...

Tu as raison ! Disons que nous sommes nombreux à radoter Wink

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 11 Fév 2017 - 10:19

Puissions nous être très nombreux à radoter et à nous exprimer lors des prochaines élections !

c'est tout le mal que je nous souhaite !
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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 18 Mar 2017 - 1:26

Bonjour,

Cela vient d'arriver à l'aéroport d'Orly Sud:

Un homme a essayé de s'emparer de l'arme d'un militaire ce samedi matin à l'aéroport d'Orly Sud. L'individu a été abattu. L'aéroport est en cours d'évacuation.

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 18 Mar 2017 - 1:46

re,


L’enquête sur l’attentat au Musée juif mène à un énorme arsenal en Espagne


La police espagnole a dénombré plus de 10.000 armes, dont des obus et des mitrailleuses anti-aériennes, lors de l’inventaire final d’un arsenal destiné «au crime organisé et à des terroristes».

a police espagnole a dénombré plus de 10.000 armes, dont des obus et des mitrailleuses anti-aériennes lors de l’inventaire final d’un arsenal destiné «au crime organisé et à des terroristes» saisi en janvier dans le nord du pays, a-t-elle annoncé mardi.

Le communiqué fait le point sur une opération menée en janvier sur laquelle la police avait donné peu de détails. Dans ce texte, la police assure que la saisie découle de l’enquête menée autour de l’attentat contre le musée juif de Bruxelles qui avait fait quatre morts le 24 janvier 2014.
Une « énorme quantité d’armes »

La police affirme avoir eu besoin de plusieurs semaines pour faire l’inventaire de cette «énorme quantité d’armes» dont elle a diffusé des images.

Le groupe qui manipulait ces armes, composé de cinq personnes arrêtées lors de la découverte de l’arsenal, «achetait légalement de l’armement inutilisé, avant de le remonter et de le vendre ensuite au crime organisé et à des organisations terroristes», assure la police espagnole dans un communiqué.

L’attentat contre le Musée juif de Bruxelles aurait été commis selon la justice par un Français, Mehdi Nemmouche, interpellé quelques jours plus tard à Marseille, à la descente d’un car. L’arme du suspect, qui n’a pas encore été jugé, avait été retrouvée dans ses effets.

L’enquête sur l’attentat a donc mené jusqu’à ces armuriers, peu regardants sur leur clientèle, basés dans le nord de l’Espagne, sans que la police ne précise si les deux enquêtes étaient liées.
Six perquisitions

Les armes ont été saisies dans trois provinces du nord (Gérone, Biscaye et la Cantabrie) lors de six perquisitions.

Les trafiquants présumés disposaient d’un atelier où ils «réactivaient» les armes acquises, dont plus de 9.000 fusils de type Cetme ayant équipé l’armée espagnole pendant des décennies, mais aussi «près de 400 obus et grenades».

La police affirme également avoir saisi des revolvers et pistolets et des instruments pour falsifier les numéros de série des armes et leur documentation.

Source: Le Soir

Vidéo de la perquisition



Je pense que ce genre de perquisition va donner de "l'eau au moulin" aux juristes européens favorables à l'interdiction de la détention et/ou collection des armes à feu...

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 18 Mar 2017 - 2:08

Es qualité d'ancien président d'une société de tir, je suis cette affaire depuis quelques jours.

Il y a un gros battage médiatique, et pour moi un amalgame entre des personnes qui faisaient le commerce d'armes démilitarisées de façon licite, et le terrorisme.

Attendons la suite de l'enquête, je crois que bien des choses vont se dégonfler.

JC pourra probablement nous en dire plus.

La norme espagnole pour démilitariser une arme et la revendre en vente libre a été longtemps, en Espagne, très minimaliste, ce qui a pu inciter des bricoleurs, mal intentionnés ,mais quand même bien outillés à utiliser cette faille.

La personne ou le groupe qui a acheté 9000 fusils d'assaut CETME, déclassés par l'armée Espagnole ne peut pas être n'importe qui. Il (ils) avai(en)t nécessairement une autorisation pour faire cet achat.

Les combattant patentés EI n'ont pas besoin de fusils bricolés, il y a des états qui leur fournissent tout ce dont ils on besoin en très grande quantité. Les terroristes de la "diaspora" n'ont pas besoin de 9000 armes....

Toutes ces incohérences me font penser à un grand spectacle bien orchestré, qui a bien servi a faire voter en douceur la directive Europénne du 14-03-17 (comme le souligne fort justement Manta)
Il y a peut-être eu un  trafic...Mais pour moi ce n'est pas à l'échelle de ce qui est montré par les journalistes.On a, me semble-t-il, fusionné deux affaires.

Attendons calmement la suite des infos !
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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 18 Mar 2017 - 4:37

Manta210 a écrit:
Bonjour,

Cela vient d'arriver à l'aéroport d'Orly Sud:

Un homme a essayé de s'emparer de l'arme d'un militaire ce samedi matin à l'aéroport d'Orly Sud. L'individu a été abattu. L'aéroport est en cours d'évacuation.

Suite:


Un homme a été abattu à l'aéroport d'Orly après s'être emparé de l'arme d'un militaire, selon le ministère de l'Intérieur. Le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête.

Un homme a été abattu samedi matin par les forces de sécurité à l'aéroport d'Orly-Sud (Val-de-Marne) après avoir dérobé une arme à un militaire de l'opération Sentinelle, a-t-on appris auprès du porte-parole du ministère de l'Intérieur. Le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête.

Les informations à retenir :

  • Un homme abattu à l'aéroport d'Orly-Sud après s'être emparé de l'arme d'une militaire de l'opération Sentinelle, aucun blessé
  • L'assaillant était un Français de 39 ans, connu pour des faits de droit commun et "détecté comme radicalisé"
  • Le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête
  • La police a confirmé un lien entre un tir contre un policier à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) et l'attaque de l'aéroport


Une brève prise d'otage. Vers 8h30 samedi, au premier étage du hall 1 de l'aéroport d'Orly-Sud, "un homme a dérobé une arme à un militaire d'une patrouille Sentinelle puis s'est réfugié dans un commerce de l'aéroport, à proximité, avant d'être abattu par les forces de sécurité", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet. Il n'y a pas de blessé, a-t-on précisé de même source.

Dominique (qui ne souhaite pas donner son nom de famille), 58 ans, était en partance pour la République dominicaine avec sa femme, il a assisté à la scène, "au premier étage de l'aérogare". "J'ai entendu des éclats de voix, et j'ai vu des militaires qui tenaient en joug une personne", explique-t-il. "C'était un homme qui tenait en otage une militaire, il la tenait par le cou, et il menaçait les deux autres militaires avec le fusil de la femme" qu'il tentait d'arracher. "C'était sérieux", "alors on s'est éloigné et en descendant les escaliers, j'ai entendu des coups de feu". Avant de partir, le voyageur a eu le temps de remarquer un sac au milieu du hall, "on ne sait pas ce qu'il y avait dedans".

Le même homme à Garges-lès-Gonesse et à Orly. Un peu plus tôt dans la matinée, vers 7h du matin, un homme a tiré sur trois policiers et légèrement blessé l'un d'entre eux lors d'un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse dans le Val-d'Oise, près de Stains (en Seine-Saint-Denis à une quarantaine de kilomètres de l'aéroport). L'homme aurait sorti ses papiers puis un pistolet à grenaille. Il a ensuite pris la fuite en volant une voiture, a indiqué une source proche du dossier.

L'assaillant d'Orly avait été "repéré quelques minutes plus tôt" à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) "pour un car jacking", a affirmé Bruno Le Roux face à la presse. L'homme aurait abandonné à Vitry-sur-Seine la Clio noire avec laquelle il aurait quitté Stains. Il aurait ensuite volé une autre voiture, retrouvée à l'aéroport. L'homme abattu était "connu des services de police et de renseignement", a ajouté le ministre de l'Intérieur. La police a confirmé qu'il y a un lien entre les deux incidents.

Le parquet anti-terroriste se saisit de l'enquête. L'enquête en flagrance est confiée à la section anti-terroriste de la Brigade criminelle (SAT), la sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la police judiciaire et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

"Détecté comme radicalisé". L'assaillant était un Français de 39 ans, connu pour des faits de droit commun, d'après des sources proches de l'enquête. Il est fiché "J" au Fichier des personnes recherchées (FPR), c'est-à-dire qu'il était recherché par la police judiciaire. Son casier judiciaire comporte "neuf mentions" pour des faits de droit commun dont des vols à main armée et du trafic de stupéfiants. "Détecté comme radicalisé", il avait fait l'objet en 2015 d'une perquisition administrative, qui "n'avait rien donné", a précisé une source policière.

Un large dispositif mis en place. L'opération de déminage, pour déterminer si l'homme était porteur ou non d'explosifs, s'est terminée eu avant 11h. Aucun explosif n'a été découvert mais "le travail de ratissage du terminal se poursuit", précise le porte-parole du ministère de l'Intérieur. La Police nationale conseille de "ne pas franchir le périmètre de sécurité" sur son compte Twitter. Le RAID, la Bri et les pompiers et la Protection civile sont sur place. "Fortement choqués", les trois militaires de l'opération Sentinelle visés ont été pris en charge par les secours, selon des sources policières.

Le terminal Sud a été évacué. Près de 3.000 personnes ont été évacuées du terminal Sud. Ces passagers sont encadrés par le personnel naviguant sur le parking des taxis, à 200 m des portes de l'aéroport. "On faisait la queue pour l'enregistrement sur le vol en direction de Tel Aviv quand on a entendu trois ou quatre coups de feu à proximité. L'ensemble de l'aéroport a été évacué", a déclaré Franck Lecam, 54 ans, qui se trouvait samedi matin à Orly-Sud.

"On est tous devant l'aéroport, à environ 200 m. Il y a des policiers, des secours, des militaires partout qui courent dans tous les sens. Un homme de la sécurité nous a dit que ça s'était passé porte 37-38", a ajouté Franck Lecam.

"Ce n'est pas la panique, l'ambiance est plutôt calme". "Je venais de déposer ma valise et je m'apprêtais à passer les contrôles lorsque les hôtesses nous ont fait signe de reculer", raconte Laura, une passagère sur place au micro Europe 1. "Nous avons vu que les grilles qui entourent le pôle embarquement étaient descendues avec des personnes qui étaient toujours coincées à l'intérieur. Entre elles, les hôtesses parlaient de prise d'otages. On nous a fait signe d'évacuer le terminal."

"Aux premiers instants de l'incident, la confusion semblait régner sur la marche à suivre. "Une fois dehors, j'ai eu des informations un peu contradictoires avec un militaire qui nous disait de rebrousser chemin et de retourner à l’intérieur, affirmant que les forcenés qui étaient au pôle embarquement pourraient avoir des complices qui viendraient de l’extérieur. Ce n'est pas la panique, l'ambiance est plutôt calme."

Deux terminaux fermés. Les deux terminaux de l'aéroport sont fermés, le trafic est suspendu aux terminaux Sud et Ouest. Certains vols sont déroutés vers l'autre aéroport francilien : Roissy-Charles-de-Gaulle. À 11h, 17 vols avaient déjà été déroutés sur Roissy, a précisé à l'AFP le porte-parole de la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC). Dans un communiqué, la compagnie aérienne EasyJet annonce des "perturbations et retards dans son programme de vol".

"Le trafic aérien complètement interrompu", annonce la DGAC. Certains passagers sont mêmes bloqués dans les avions par mesure de sécurité, "le temps que la zone soit décontaminée", explique Eric Héraud de la Direction générale de l'aviation civile au micro d'Europe 1. Des cellules de crise ont été mises en place pour accueillir les voyageurs, à Orly mais aussi à Roissy-Charles-de-Gaulle. Le terminal Ouest devrait réouvrir dans l'après-midi.

Le périmètre de l'aéroport est bouclé. L'autoroute A6 qui mène à l'aéroport est également complètement bloquée par des embouteillages. Les autorités ont demandé aux personnes qui devaient partir d'Orly de ne pas se rendre à l'aéroport.

Source:Europe1


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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 18 Mar 2017 - 7:02

Avec la fermeture exceptionnelle de la Gare de Lyon, et l'obligation pour beaucoup de se rendre dans divers autres lieux pour prendre le train, il en résulte une magistrale pagaille en région parisienne...

Ce qui n'a rien de drôle ! Une bonne chose, le coupable est mort ! Maintenant la police va pouvoir s'agiter....

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 18 Mar 2017 - 7:21

Citation :
des militaires qui tenaient en joug une personne"
S'il le tenaient en joug... il devait suer comme un bœuf...

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 18 Mar 2017 - 7:25

Citation :
S'il le tenaient en joug...

Ne cherche pas, c'est le français revu et corrigé par les journalistes d'aujourd'hui !

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 18 Mar 2017 - 8:05

.

Il est tout même curieux, et remarquable, que lors de la fusillade de Grasse on connaissait, dans la demi heure, le nom et le prénom du tireur..
..Le nom des se parents, leur qualité et même, et surtout devrais-je dire, les partis d'appartenance du père..

... Ici, on nous parle de "l'homme" de "un français"...Pourquoi ne pas dire Ziyed Ben Belgacem, puisque c'est son nom.

Ne serait ce pas de la stigmatisation à rebours ?


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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 18 Mar 2017 - 8:08

Il te sera répondu qu'il est décédé !... Depuis ce matin, la famille, s'il en a une aura été prévenue et même visitée !

Toutefois, c'est toi qui m'apprends son nom, je n'avais rien lu de tel, avant 13 h...

Il faut dire que j'avais pensé à cette éventualité...

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 18 Mar 2017 - 8:26

On ne voit pas pourquoi la série s'arrêterait

Lothy a bien choisi en reprenant le récit de la bataille d'Alger.... On est en plein début...Avant l'intervention de Massu et de la 10ème DP...

De qui dispose-t-on pour intervenir dans les nombreuses casbah de France et de Navarre ???
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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 18 Mar 2017 - 8:29

Glard a écrit:
De qui dispose-t-on pour intervenir dans les nombreuses casbah de France et de Navarre ???

Très bonne question !... La réponse risque d'être moins satisfaisante....

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Sam 18 Mar 2017 - 8:47

..

Réponse ici...

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 21 Avr 2017 - 3:24

Bonjour,


Semaine mouvementée.Après l'arrestation des deux terroristes à Marseille mardi 18 avril, un attentat a été perpétré contre les forces de police hier soir sur les Champs-Élysées.


Attentat déjoué avant la présidentielle : l’attaque devait être « violente et imminente »

Les suspects arrêtés dans le cadre d’une enquête antiterroriste mardi 18 avril « se préparaient à mener une action violente, de manière imminente » : lors de sa conférence de presse, le procureur de Paris, François Molins, a décrit « deux individus méfiants et déterminés ». Cette attaque était prévue « sur le territoire national sans que l’on puisse déterminer avec précision le jour, la ou les cibles visées ou encore les circonstances exactes de leur passages à l’acte », a précisé M. Molins.

La menace avait été identifiée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) depuis plus d’une semaine : un projet d’attentat dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle. Après six jours de traque, deux hommes de nationalité française, Clément B., 24 ans, et Mahiedine M., 30 ans, ont été interpellés à Marseille, à cinq jours du premier tour de scrutin.

Des réquisitions auprès d’une société de covoiturage ont permis de savoir que les deux individus ont regagné Marseille depuis Nancy à la fin du mois de mars, avec des cartes prépayées et sous fausses identités utilisées par Mahieddine M. Des avis de recherche ont été délivrés.

Plusieurs armes, des chargeurs, une grenade, un couteau de chasse et d’importantes quantités d’explosifs artisanaux (3 kilos de TATP) ont été découvertes dans l’appartement que les deux suspects louaient dans le 3e arrondissement de Marseille. Les policiers ont également trouvé des accessoires : un drapeau de Daech, un Coran, un masque carnaval type Anonymous, une perruque châtain... La cible de ce projet d’attentat n’a pas encore été établie, mais le TATP découvert était suffisamment sec pour laisser craindre un passage à l’acte imminent, certainement « dans les tout prochains jours », selon les termes du ministre de l’intérieur, Matthias Fekl.

Les deux suspects se seraient rencontrés et radicalisés en 2015 lors d’un séjour en prison à Sequedin (Nord). Le plus jeune, Clément B., libéré cette même année, est soupçonné d’avoir effectué un séjour en Syrie. Son complice, Mahiedine M., sorti de prison en 2016, était suspecté depuis plusieurs mois de chercher à se procurer des armes et avait fait l’objet d’une perquisition administrative en décembre 2016. Il devait se voir signifier une mesure d’assignation à résidence, mais avait entre-temps disparu de son domicile.
Une vidéo d’allégeance découverte le 12 avril

Le 5 avril, la section antiterroriste du parquet de Paris avait ouvert à son endroit une enquête préliminaire concernant un projet d’attentat. La veille, il avait adressé au commissariat de Roubaix une enveloppe avec sa carte d’identité et une carte bancaire en déclarant : « Je vous donne ma carte d’identité et ma carte car à cause de vous, je n’en ai plus l’utilité, je vais bientôt me rendre (...) laissez-moi tranquille. » Une perquisition a eu lieu le 7 décembre 2016 à son domicile à Roubaix, où a été découvert un drapeau de l’Etat islamique (EI), ainsi que de la documentation djihadiste sur un ordinateur.

Les investigations avaient permis d’identifier un deuxième suspect, son ancien codétenu, Clément B. Des proches avait signalé dès mars 2015 sa disparition inquiétante. Il avait des velléités de départ en Syrie et « une pratique radicale de l’islam » selon le procureur, avec une proximité avec la communauté tchétchène à Nice.

Cinq jours plus tard, le 10 avril, une seconde enquête est ouverte après que la DGSI a reçu l’information selon laquelle un homme s’apprêtait à publier une vidéo d’allégeance à l’organisation Etat islamique, dernière étape avant un passage à l’acte.

Le 12 avril, l’enquête s’accélère : la DGSI découvre une photo et une vidéo d’allégance publiées par Mahiedine M. sur lesquelles on aperçoit un pistolet-mitrailleur à côté d’une phrase, « La loi du talion », écrite à l’aide de munitions. Le montage est accompagné de la « une » du journal Le Monde du 16 mars, titrée « François Fillon, une campagne à l’heure du soupçon », et illustrée d’une photo du candidat de droite. Cet élément, ainsi que le timing du projet d’attaque, font craindre un attentat visant la campagne électorale.

Les équipes de plusieurs candidats sont aussitôt alertées de la menace. Des mesures de sécurité exceptionnelles sont prises par le ministère de l’intérieur pour encadrer plusieurs meetings. Trois candidats – François Fillon, en raison de sa présence sur la vidéo d’allégeance, Marine Le Pen, qui tient un meeting mercredi 19 avril au Dôme de Marseille, et Emmanuel Macron, en raison de son statut de favori – sont jugés particulièrement à risque.
Pour Fillon, « tout le monde est menacé aujourd’hui »

L’entourage de Marine Le Pen a confirmé au Monde avoir été prévenu « d’un projet d’attentat qui pesait contre un candidat à l’élection présidentielle », sans qu’un nom de candidat ne lui ait été spécifiquement communiqué. « Les photos des deux suspects ont été transmises à nos officiers de sécurité jeudi dernier », précise l’équipe de campagne du FN.

L’équipe de François Fillon a elle aussi été alertée dès jeudi. « A partir de ce jour-là, le dispositif de sécurité a été renforcé autour de lui lors de ses déplacements », précise au Monde un proche de l’ancien premier ministre. Une garde statique avait également été mise en place à côté de son logement parisien, dans le 7e arrondissement de Paris. Son entourage fait état de « menaces avérées » lors du meeting de Montpellier, vendredi, et précise que le ministre de l’intérieur a appelé personnellement le candidat pour l’informer de l’interpellation des deux suspects.

« C’est le signe que le niveau de menace terroriste dans notre pays reste très élevé », a déclaré mardi François Fillon à la presse lors d’un déplacement à Calais. Interrogé sur le fait de savoir si cette menace était liée à ses prises de position contre le totalitarisme islamique, il a répondu : « Tout le monde est menacé aujourd’hui. En tout cas, si c’est le cas, ça ne me fera pas reculer d’un centimètre carré. Mais surtout, cela ne doit pas conduire à focaliser le débat sur les questions de sécurité – surtout sur la mienne. »
Mélenchon en « totale solidarité »

L’entourage d’Emmanuel Macron a précisé au Monde que l’équipe du candidat d’En marche ! avait reçu les mêmes photos des suspects jeudi. « On nous a prévenu jeudi que deux individus préparaient un attentat contre le QG d’un gros candidat. Nous avons été invités à renforcer la sécurité de notre QG et à limiter les déplacements en transports en commun. Les rondes de police ont été renforcées aux abords du bâtiment », a déclaré un proche du candidat.

Selon les informations du Monde, Jean-Luc Mélenchon a envoyé deux messages de soutien à François Fillon et Emmanuel Macron. « J’apprends que vous auriez été visé par un projet d’attentat, écrit-il au candidat LR. Je vous dis ma totale solidarité face à la menace. Que notre campagne en complète opposition soit le meilleur des démentis au programme totalitaire des terroristes. » A Macron, il écrit : « On dit que vous auriez été menacé. Je vous dis mon émotion et ma complète solidarité personnelle. Que notre campagne et notre opposition républicaine soit la démonstration de l’échec du projet des violents. »

De son côté, le candidat socialiste Benoît Hamon a expliqué avoir été informé la semaine dernière par le ministère de l’intérieur de l’existence d’une menace terroriste sur l’élection présidentielle. En déplacement à Toulouse, le député des Yvelines a félicité les services pour l’arrestation des deux terroristes supposés, mais il refuse pour autant d’« en faire un fait de campagne ». « Je ne veux pas instrumentaliser politiquement cette affaire, moi je continue à faire campagne sans avoir peur de serrer les mains », a-t-il ajouté.
Hollande salue une « prise remarquable »

François Hollande a salué, depuis Le Creusot (Saône-et-Loire), le travail des enquêteurs : « Tout ce que je peux dire, c’est que nos services et nos policiers ont travaillé de manière remarquable, nous permettant d’arrêter deux personnes qui vont maintenant être confrontées devant des juges et des policiers pour que nous sachions exactement quelles étaient leurs intentions. C’est une prise remarquable. »

« A quelques jours d’une échéance électorale majeure pour notre pays, je veux rappeler que tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité de ce rendez-vous majeur pour notre démocratie », a déclaré le ministre de l’intérieur, Matthias Fekl.
50 000 policiers et gendarmes mobilisés pour la présidentielle

Dans une interview au Journal du dimanche, M. Fekl expliquait que plus de 50 000 policiers et gendarmes, appuyés par des militaires de l’opération Sentinelle, seraient mobilisés pour assurer la sécurité de l’élection présidentielle. Outre le risque terroriste, les forces de l’ordre veilleront également aux éventuels « débordements venant d’extrémistes de tous bords » entre les deux tours du scrutin, qui se tiendront les 23 avril et 7 mai.

La menace terroriste est « permanente et de haut niveau, comme en atteste la multiplication des actes à Londres [cinq morts et une cinquantaine de blessés le 22 mars], Stockholm [quatre morts et quinze blessés le 7 avril] et ailleurs », rappelle-t-il, en affirmant que « dix-neuf interpellations antiterroristes » avaient eu lieu en mars en France, placée sous l’état d’urgence depuis les attentats djihadistes de novembre 2015 (cent trente morts et plus de trois cents blessés).


Source:Le Monde




Attentat sur les Champs-Elysées (jeudi 20 avril 2017)


Au lendemain de l'attentat qui a tué un policier, sur les Champs-Elysées, à Paris, les enquêteurs poursuivent leurs investigations, vendredi 21 avril, à deux jours du premier tour de l'élection présidentielle, placée sous haute surveillance. Trois membres de l'entourage de l'assaillant abattu ont été interpellés aux domiciles perquisitionnés par les enquêteurs durant la nuit de jeudi à vendredi et placés en garde à vue, selon les informations de franceinfo, vendredi 21 avril.

Une "revendication d'opportunité" ? Alors que l'Etat islamique a rapidement revendiqué l'attentat via un communiqué, les enquêteurs pensent qu'il s'agit peut-être d'une "revendication d'opportunité". "Il y a une rapidité de la revendication et l'erreur sur cette revendication. Pour moi il y a quelque chose qui ne colle pas", a en outre estimé l'ancien patron de la Division nationale antiterroriste, Roger Marion, sur franceinfo.

Des armes et un Coran trouvés dans le véhicule. Un fusil à pompe avec des munitions de calibre 12, deux gros couteaux de cuisine et un sécateur, ainsi qu'un Coran ont été retrouvés dans la voiture de l'assaillant des Champs-Elysées.

L'assaillant identifié. Il s'agit de Karim Cheurfi, un Français de 39 ans, né à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis. Les autorités ont rapidement réussi à l'identifier, car il était le titulaire de la carte grise du véhicule utilisé pour l'attaque.

Un policier tué, deux autres blessés. Un policier a été tué, et deux de ses collègues ont été blessés, dont l'un grièvement, mais ses jours ne sont plus en danger. Une touriste "qui passait par là" a également "été légèrement touchée", selon le procureur de la République de Paris, François Molins. L'assaillant a été abattu "par des tirs de riposte".

La campagne électorale bouleversée. Annulation de déplacements et changement de ton, les candidats s'adaptent, mais la campagne continue, jusqu'à vendredi soir, minuit.


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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 21 Avr 2017 - 6:05

Citation :
Karim Cheurfi, un Français de 39 ans,
Faudrait arrêter de nous bassiner avec ces "français"....

Quand il s'agit d'un français de souche, on parle d'individu !!!

Nous sommes exactement dans le scenario prévu par la DGSE, un ou deux attentats entre le 1er et le second tour et les français éliront une présidente...

Ce qui, comme ici", déclenchera des émeutes (un peu aidées et financées) et jettera le pays dans le chaos voulu... Puis dans la balkanisation...


* La différence c'est qu'ici, on a vite calmé le jeu. Ici aussi le citoyen honnête, peut porter son Glock à la ceinture... Ce qui fait réfléchir...

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 21 Avr 2017 - 6:28

Citation :
Faudrait arrêter de nous bassiner avec ces "français"....

Parfaitement d'accord !

Je suis au courant de cet attentat depuis hier soir 22 h / 22 h 30.... je n'ai rien évoqué ici sur ce thème me doutant bien qu'il s'agissait une fois de plus des barbus radicalisés....

On le francise ça passe tellement mieux !

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 21 Avr 2017 - 6:40

re,

Ce qui semble aberrant c'est de constater qu'il s'agissait d'un multirécidiviste et qu'il a été libéré avant d'effectuer la totalité de sa peine (15 ans de réclusion). Autrement dit, on donne le bâton pour se faire battre!Vive la France!

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Cordialement
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Glard

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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 21 Avr 2017 - 6:49

Ici c'est la pays des bisounours.

Surtout ne pas stigmatiser !
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Paracolo
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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 21 Avr 2017 - 6:51

.

Pour avoir déjà tiré sur un policier...

Et on discute encore du port d'armes en France...

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« La parole qui trop souvent n’est qu’un mot pour l’homme de haute politique, devient un fait terrible pour l’homme d’armes ; ce que l’un dit légèrement ou avec perfidie, l’autre l’écrit sur la poussière avec son sang » (Alfred de Vigny)
Le danger aujourd'hui, n'est plus le bruit des bottes...
...Mais le silence des babouches.
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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 21 Avr 2017 - 7:23

Manta210 a écrit:
re,

Ce qui semble aberrant c'est de constater qu'il s'agissait d'un multirécidiviste et qu'il a été libéré avant d'effectuer la totalité de sa peine (15 ans de réclusion). Autrement dit, on donne le bâton pour se faire battre!Vive la France!
C'est chaque fois le même discours !

Alors désolée, mais en discuter pendant des jours et des jours consiste à leur faire trop d'honneur...

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Paracolo
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MessageSujet: Re: Opération "Sentinelle"   Ven 21 Avr 2017 - 7:31

.

Un sauvageon...Quoi?

Pensez y dimanche devant l'urne...

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Opération "Sentinelle"
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